Ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025, François Bayrou, affronte sa huitième motion de censure depuis sa nomination en tant que Premier ministre. Cette dernière, était déposée par le PS.
Seuls les députés de gauche et quelques-uns du groupe Liot ont voté la censure : 189 au total quand la majorité requise était de 289. L’exécutif, qui aurait pu être sanctionné sur la question centrale de la réforme des retraites, sur laquelle il refuse de réengager une discussion parlementaire, est donc sauvé par l’extrême droite.
Devant un hémicycle quasiment vide, preuve du manque d’intérêt global pour cette motion, le Béarnais affiche une certaine arrogance. Il raille « le rythme respectable des motions de censure » et ce texte déposé « qui n’a pour but que d’octroyer au PS un certificat d’opposition et de dénonciation. Je vous le signe volontiers, des deux mains » !
Le Premier ministre n’a pas de quoi s’alarmer puisqu’il est assuré que le RN, dont les voix sont incontournables pour faire tomber le gouvernement, ne vote pas la censure. Marine Le Pen a tué le peu de suspense qui demeure, dans la matinée : « Cette censure, là, aujourd’hui, n’apporte rien aux Français. »
La patronne de l’extrême droite française donne rendez-vous à la rentrée, pour le vote du budget auquel elle prévient qu’elle sera « très attentive ». La censure, partie remise ?
L’échéance s’annonce en tout cas autrement délicate pour François Bayrou : son « socle commun » se lézarde alors que les appétits s’aiguisent pour préparer l’après-Macron, et le président de la République s’agacerait de l’immobilisme de son Premier ministre. […]
Le camp lepéniste se retrouve en effet dans la position de faiseurs de rois qui prévalait lors de l’éphémère période Michel Barnier. […]
Cyprien Caddeo. Source (Extraits)
Barnier n’avait pas cédé sur les principes, ça n’a pas plu à MLP. Bayrou, pourtant centriste, ne songe qu’à durer, le reste il n’en a cure. Ça plaît bien à MLP ce genre de faible.