… ce commentaire éclairant, reçu après la publication d’un article LIEN
C’est le comble de l’incurie cette décision.
Un peu d’histoire ne nuit pas.
Des éléments de contexte en quelques points de repaires.
Dès les années soixante-dix des académies comme celle d’Amiens ont des problèmes de recrutements notamment d’Institutrices et d’Instituteurs. Quelques années plus tard les collèges et lycées seront confrontés à la même difficulté de recrutement.
Puis ce fut le tour, dans le premier degré, des Directrices et Directeurs d’École introuvables et des IDEN.
D’où les « faisant fonction » et le nombre de vacataires qui explose dans ce ministère.
Les centres de formation Écoles normales animés, en majorité constituée de formateurs, anciens enseignants du 1er degré, ont été remplacés, en 1989, par les IUFM sous la coupe des universités.
Puis, en 2013, ont succédé les sigles École supérieure du professorat et de l’éducation
(E.S.P.E) et Institut national du professorat et de l’éducation (I.N.S.P.E), en 2019.
Depuis de nombreuses années, le nombre d’heures de cours non assuré, dans les établissements, est devenu considérable et a fait aussi la une des journaux de télévision et de la presse écrite.
L’État a été condamné le 18 février 2025, par le tribunal administratif d’Orléans, à verser une indemnité à dix parents d’élèves d’une même classe du lycée Léonard de Vinci à Amboise. Les élèves concernés avaient manqué 50 heures de cours de français, durant l’année scolaire 2022-2023.
On évoque aujourd’hui, un nouveau type de formation et une restauration du terme École normale.
Lors de la suppression des Écoles normales départementales, les universitaires ont pris en charge la formation des Maîtres de l’École.
Ce déficit en personnels n’est pas nouveau, mais les contextes de formations, de rémunérations, d’exercices de la profession, les relations parents-enseignants, la difficulté d’enseigner dans un cadre pédagogique serein, les dévalorisations médiatiques, l’image perçue n’ont fait qu’accentuer ce phénomène.
De plus, les assassinats d’enseignants, les attaques d’établissements de tous les niveaux ont fini de considérer ce métier et ce ministère.
Je ne peux que regretter le désarroi de tous les personnels de cette École publique de la maternelle à l’université.
L’École apparaît comme un bateau ivre sans « capitaine », sans gouvernail livrée au gré de l’actualité médiatique, sociétale et politique partisane.
Quant à la formation, c’est encore un autre problème.
Quelle École veut-on ? Pour quelle société ?
Avec quelle légitimité doit-on enseigner quand on s’appelle l’École publique et laïque ?
RBLAPLUME Merci à l’ami R.B. pour ce texte d’un connaisseur en la matière.
Oui cette valse des sigles, des formations, des règles de concours, cette insécurité posent d’énormes problèmes. On nous dit qu’il n’y a pas de candidats, mais ici il y a pléthore de candidats diplômés de l’université mais pas d’embauches. Allez comprendre, si ce n’est le sentiment d’une mauvaise gouvernance.
Il demeure que les vacataires, de plus en plus nombreux, ne disposent pas de statut.
Leurs formations demeurent insuffisantes et leur titularisation n’est pas programmée.
Quelle horreur des nouveaux fonctionnaires, vous n’y pensez pas !
Si. peut-être, comme gendarmes ou policiers !
Effectivement, cela peut s’envisager !
RBLAPLUME