… ce parti politique et le combattrait même si, avec mes petits moyens, cela ressemble à une lutte futile, car je crois fermement en mes valeurs et en mes principes. Il est crucial de défendre ce en quoi nous croyons, même face à des adversités. Les défis peuvent sembler décourageants, mais chaque pas que nous faisons pour contester cette idéologie réactionnaire, est un pas vers la liberté démocratique, de penser en toute quiétude, de vivre sa vie sans contrainte. Dans cette quête, je reste déterminé à sensibiliser les autres sur les enjeux que nous affrontons. MC
Un sondage Elabe commandé par BFMTV et La Tribune Dimanche, publié samedi (07/06/2025), place le Rassemblement national largement en tête du premier tour si Emmanuel Macron décidait d’une nouvelle dissolution. Le RN obtiendrait entre 32,5 et 33 % des voix.
Dans l’éventualité d’une réactivation du Nouveau Front populaire, celui-ci se placerait en deuxième position avec 21 % des intentions de vote, en baisse par rapport aux 29 % obtenus l’année dernière.
Il devancerait Ensemble, composé de Renaissance, Horizons et MoDem, crédité de 15,5 %, contre 21,8 % en 2024, ainsi que Les Républicains, qui atteindraient 10 %, contre 8,5 % l’an dernier. En revanche, si la gauche se présentait divisée, l’alliance entre le Parti socialiste, les Écologistes et le Parti communiste français recueillerait 16 % des suffrages, loin derrière le Rassemblement national, tandis que La France insoumise n’obtiendrait que 10 % des voix.
Comme tous les sondages, notamment celui commandé par BFMTV et La Tribune Dimanche [ouvertement pro RN], il y a lieu de tenir ces informations comme une consultation à l’instant T, qui ne saurait être l’exact reflet de la « votation » des électeurs au jour X. MC
De plus il semble qu’une guerre intestine divisant largement les adhérents du rassemblement national, acté lors de la réunion du 9 juin 2025 dans le Loiret
Un champ, deux ambiances ? Un grand raout organisé à Mormant-sur-Vernisson, petite commune du Loiret, censé permettre au Rassemblement national de tourner la page d’une période délicate, marquée notamment par la condamnation de sa candidate naturelle à l’Élysée (elle est pour l’instant interdite de se présenter à la prochaine présidentielle) et les premières bisbilles avec son dauphin.
Mission réussie ? L’image est belle : selon les organisateurs, quelque 5 000 militants (sans doute un peu moins) se sont réunis, entre les champs de blé, de maïs et les engins agricoles, pour écouter les discours parfois en français, souvent en anglais, des différentes têtes d’affiche invitées. Mais c’est dans ce cadre-là, aussi, devant leurs alliés (et leurs discours radicaux) que les deux ont pu mesurer leur popularité propre.
Quand Jordan Bardella s’approche de la tribune, vers 14 h 30, il vient conclure une dizaine de discours, tous plus offensifs les uns que les autres. On aurait pu imaginer les militants assommés par le soleil qui tombe sur le Loiret.
Que nenni. C’est à ce moment précis que l’auditoire, très majoritairement français, malgré la dimension européenne du rendez-vous, se réveille. C’est, plus précisément, quand Marine Le Pen annonce passer la parole au président du Rassemblement national que les militants se mettent à entonner La Marseillaise. « La plus belle des entrées pour Jordan Bardella », souffle alors la fille de Jean-Marie Le Pen. Un brin amère ? Cet accueil, en tout cas, elle n’en a pas bénéficié quelques minutes plus tôt.
De fait, le député européen, longtemps promis au rôle de Premier ministre dans le ticket du parti, est vainqueur à l’applaudimètre ce lundi. Le public s’est regroupé au pied de la tribune et acclame chacune de ses premières phrases, presque trop bruyamment. Au point qu’il les met en garde dans un sourire gêné : « mon discours est long, je vous préviens. »
Significative, aussi, la prise de parole de Jordan Bardella, une vingtaine de minutes environ, est ponctuée de plusieurs salves d’applaudissements nourries. Ou de vives huées quand il dénonce l’Union européenne devenue « monstre bureaucratique gouverné par des technocrates » qui « qui force la France à répartir les migrants dans nos villes et nos villages ». Le chant « on est chez nous », vieille antienne du Front national, résonne aussi à plusieurs reprises.
Là aussi, la comparaison n’est pas favorable à Marine Le Pen dont le discours, bien qu’offensif contre l’UE « empire marchand, wokiste, ultralibéral », a moins soulevé la foule quelques instants plus tôt. Il n’empêche, la triple candidate à la présidentielle a des raisons de se réjouir ce lundi.
Article, composé à partir de plusieurs informations, toutes vérifiées. MC