Des militaires harcelés et violentés…

… portent plainte contre l’armée.

Quatre anciens militaires du 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) à Castres (Tarn) ont porté plainte le 9 mai contre leurs supérieurs hiérarchiques, notamment pour violences et harcèlement moral, estimant avoir été soumis à des traitements dégradants.

Exercices physiques intenables, privations de sommeil et de permissions, tâches ingrates, insultes et humiliations permanentes, « Clovis Tritto – l’un des plaignants – était traité comme une larve, tout était mis en œuvre pour qu’il échoue, dans la douleur et l’humiliation », décrivent d’anciens camarades, parmi la vingtaine ayant accepté de témoigner dans les colonnes du Parisien. Selon un témoignage, lors d’une soirée arrosée, un adjudant ivre aurait exigé de plusieurs militaires, qui en restent meurtris, qu’ils se mettent à genoux et lui sucent le téton aux cris de « Tête ! Tête ton père ! ». Affectés par la situation, certains plaignants confessent avoir songé à se suicider.

« C’est une action de jeunes hommes extrêmement courageux qui souhaitent non seulement dénoncer les faits graves dont ils ont été victimes, mais également que des mesures soient prises pour que les pratiques changent », a réagi leur avocat, Me Thibault Laforcade.

Droits fondamentaux bafoués

« C’est sans doute le moment de questionner le fonctionnement interne de cette institution qui ne peut plus user de procédés archaïques et destructeurs », a-t-il poursuivi. « Cette nouvelle génération de soldats est prête à la rigueur qu’exige l’engagement militaire, mais souhaite simplement que ses droits fondamentaux ne s’arrêtent plus aux portes des régiments ».

L’un des plaignants « recevait des réflexions, des insultes, et sa réticence à se conformer aux pratiques de bizutage, de harcèlement ou à s’en prendre aux boucs émissaires désignés par les cadres ne faisait qu’aggraver sa situation », souligne la plainte, qui précise que « l’encadrement le soumettait lui, mais également d’autres de ses camarades, à des punitions dégradantes ».

Le ministère des Armées a assuré prendre « très au sérieux ces accusations » et rappelle « sa politique de tolérance zéro » vis-à-vis de ces pratiques qu’il condamne fermement. « Déterminée à faire toute la lumière sur les faits dénoncés, l’armée de Terre a décidé d’initier une enquête de commandement et apportera son concours à la justice pour établir toutes les responsabilités », a ajouté le ministère, promettant que « si ces faits sont avérés, des sanctions disciplinaires lourdes seront prises à l’encontre des responsables ».


D’après divers médias — info recoupée.


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