Ainsi, en mars 2022, à la suite du scandale Orpea, Olivier Véran et Brigitte Bourguignon lançaient un plan de contrôle de deux ans pour les 7 500 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en France.
Une mesure marquante, surtout quand on sait que, selon la Cour des comptes, les Ehpad étaient inspectés seulement tous les vingt à trente ans.
Malheureusement, trois ans plus tard, le bilan se fait toujours attendre…
D’après un rapport d’étape national présenté aux agents des ARS en novembre, uniquement 23 sanctions administratives et 19 signalements au procureur de la République ont été émis jusqu’à présent. Cette clémence s’explique par la méthode de contrôle : 80 % des inspections ont été menées sur dossier, et seulement 20 % sur place !
En Ile-de-France, Denis Robin, le nouveau directeur général de l’ARS, a demandé d’augmenter les évaluations sur documents pour tenter de respecter les délais.
Les ARS prévoient de recourir à l’intelligence artificielle. « Elle devrait notamment être utilisée pour automatiser la rédaction des rapports d’inspection », s’inquiète un syndicaliste.
D’autant plus que les 120 postes supplémentaires créés pour inspecter les 7 500 Ehpad ne seront pas pérennisés. Sans compter les coupes budgétaires, qui pourraient conduire à une réduction de 10 % des effectifs des ARS d’ici à 2027…
Synthèse réalisée après lecture de différents médias. MC
Si je comprends bien, pour les Ehpad(s) les choses avancent aussi vite que pour d’autres dossiers …
De belle décisions et peu de résultats …
Et quand on voit le prix de journée dans ma ville, ça fait peur… et cela n’encourage pas… Ma belle-sœur entrée en établissement dans le département de l’Aisne règle entre 71 et 72 euros par jour… une sacrée différence pour elle et mes neveux.
Un montant de plus en plus proche des tarifs de la banlieue parisienne… de quoi faire fuir… les banlieusards.