Qui de François Bayrou ou du PS a réussi son coup ?
Si les socialistes, qui ont très majoritairement refusé de voter la censure du nouveau premier ministre, se félicitent des concessions arrachées sur la feuille de route du maire de Pau, il est essentiel de considérer les implications plus larges de cette situation.
En effet, François Bayrou, en tant que figure politique intermédiaire, se trouve dans une position intéressante où il a réussi à sortir des sentiers battus en engageant un dialogue, au moins temporaire, avec certaines factions traditionnellement opposées.
François Bayrou peut se targuer — contrairement à ses prédécesseurs (Philippe, Borne, Attal, Barnier) — d’avoir ouvert une brèche au sein du Nouveau Front populaire, une coalition qui a longtemps semblé figée tout en étant divisée. Cette ouverture pourrait être vue comme un signal d’un changement de dynamique politique, où des alliances inattendues pourraient se former pour naviguer dans les eaux troubles de l’actualité politique.
Le dépassement de la ligne rouge établie pour la gestion de l’État par le NFP, dont LFI fait partie, a conduit à l’accusation de collusion, de certains elus du PS, avec le camp macroniste. Cette situation illustre la polarisation de la gauche française et les difficultés à maintenir des positions cohérentes dans un paysage politique en mutation. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, affirme qu’il reste attaché à son rôle d’opposition malgré les discussions et se réserve la possibilité d’une future censure pour défendre les intérêts de ses partisans.
Les communistes et les écologistes, eux, ont déjà exprimé leur soutien en votant pour la censure, mais leur volonté de reprendre les négociations témoigne d’un pragmatisme qui pourrait s’avérer crucial dans les mois à venir. Ils semblent conscients que le véritable test de cette dynamique politique interviendra lors du vote sur le budget.
C’est lors du vote de ce dernier que sonnera l’heure de vérité, un moment où toutes les parties devront prouver leur engagement non seulement envers leurs électeurs, mais aussi leur capacité à influencer le cap économique et social du pays. La manière dont ces différents acteurs choisiront de procéder pourrait bien définir non seulement leur avenir politique, mais aussi celui de l’ensemble du paysage politique français.
Les cocus de l’affaire sont d’abord le RN qui en censurant Barnier se retrouve avec un gouvernement plus éloigné de lui. Le second c’est LFI qui a permis l’élection de députés PS pour se retrouver avec Bayrou. Mais c’est beau de proposer la retraite à 62 ans quand toute l’Europe est à 67 . Déjà 4 français travaillent pour 6 qui ne travaillent pas. Ce sont les 4 qui travaillent qui assument la charge des 6. Augmenter les prélèvements sociaux pour ramener la retraite à 62 ans? Ou enfin reconnaître que la France est le pays où on travaille le moins et qu’il ne faudrait pas encore charger les 4 mules.
De toute façon à 5,5% de déficit (176 milliards) dans 6 ans c’est 1000 milliards de dettes supplémentaires, le pays sera mis sous tutelle par l’UE et on fera comme la Grèce : diviser retraites et salaires des fonctionnaires par 2. Alors commençons par réformer un état trop gourmand.
Pourquoi ne pas changer de système économique ?
Pourquoi laisser certains amasser des fortunes bien au-delà de la décence, d’autant que l’on est comparé à d’autres États européens, doté en France de bons nombres de milliardaires [la plupart spéculateurs] ? Ces individus, en accumulant des richesses colossales, semblent ignorer les réalités des classes inférieures qui luttent chaque jour pour subvenir à leurs besoins.
Pourquoi ce seraient toujours les ouvriers et retraités qui seraient les dindons de la farce ? Ils portent le poids d’un système qui favorise les plus riches tout en négligeant ceux qui contribuent véritablement à la société par leur travail acharné.
Ah oui, les chiffres, mais les chiffres nous disent ce que l’on veut. Ils révèlent des inégalités croissantes, une montée de la pauvreté parmi les travailleurs et un bien-être démesuré pour une poignée d’individus. Il est temps de réfléchir à un modèle plus équitable, où les bénéfices seraient redistribués de manière plus juste et où chacun pourrait avoir une chance égale de prospérer.
Les chiffres ne disent pas ce qu’on veut. Quel que soit le système économique il se pose toujours la question de l’âge de la retraite est dans tous les cas les paramètres sont les mêmes : espérance de vie, rapport cotisants/pensionnés et niveau des retraites par rapport aux salaires. Ce sont les choix de 1945 qui pèsent sur notre système : nos politiques ont décidé que tout le monde aurait une retraite même ceux qui n’avaient jamais cotisé et ils ont créé un système à double détente pour assurer une retraite à tous. Au lieu de créer un fond de pension public (comme aux Pays Bas dans les pays nordiques) l’argent perçu à été immédiatement versé aux retraités et le surplus à été dépensé dans le social, les caisses n’ayant pas le droit de faire des profits. C’est Jospin qui a cassé cette logique en imposant un fond de réserve mais c’était trop tard la retraite à 60 ans vidait quasiment les caisses. En Suède quand le pays est en récession les pensions baissent, en France on emprunte.
Mais pour revenir à l’idée d’une autre forme d’économie non basée sur le capital nous avons 4 exemples l’ex URSS la Chine la Corée du Nord et Cuba. La Chine est un cas intéressant car c’est un pays communiste ultra capitalisé où les droits sociaux sont nuls. La France est un petit pays sans ressources autres que son travail. Il y avait un modèle intéressant car basé sur les coopératives c’était la Yougoslavie. Un tel système suppose de quitter l’UE et l’euro, mais continuer à payer ses dettes en euro. C’est invivable, la gauche grecque y a renoncé et préféré boire la potion amère du FMI. Alors je pense qu’il faudrait ne plus se faire d’illusions, bien qu’à nos âges cela n’ait plus guère d’importance, sauf si nos problèmes financiers persistent au delà de 5 ans, alors nous finiront notre vie avec des retraites fortement réduites.
Nul besoin de me faire penser ou dire autre chose que ma conclusion.
Merci
RBLAPLUME
La social-démocratie a été mis en valeur lors de ces « négociations ». Il est juste de souligner le recul du gouvernement Bayrou sur certaines dispositions.
Qu’en sera-t-il vraiment lors de l’heure de vérité des votes du budget de la Nation et de la Sécurité sociale ?
M.Faure se doit de pacifier le P.S. M Hollande et ses partisans l’attendent au Congrès du Parti Socialiste dans quelques mois. C’est à la fois une manœuvre pour mettre à l’épreuve ce gouvernement de premiers ministres et se donner le beau rôle de Premier secrétaire dirigeant un parti de gouvernement !
Quant au programme du Nouveau Front Populaire, il n’est plus d’actualité, pour un grand nombre de sociaux-démocrates patentés, car il a rempli une première fonction faire élire des députés notamment dits socialistes dont M.Hollande.
D’autre part, le NFP a rempli la deuxième fonction assignée ,empêcher le FN-RN d’accéder au pouvoir, d’où le soutien lors des élections législatives aux candidats macronistes.
Mais les électeurs ont troublé cet ordonnancement en faisant du Nouveau Front Populaire, le premier groupe politique de l’Assemblée nationale.
Chacun des groupes politiques scrute l’horizon électoral à la fois sur les plans législatif et présidentiel. Ces deux champs de scrutin dépendent, en grande partie, d’un Monsieur dit Président de la république.
Quant aux chiffres annoncés pour motiver les décisions politiques et économiques, ils dépendent de leurs utilisations.
Pour ce qui des emprunts français, les emprunteurs ne font pas défaut quand on voit le taux couverture pour chaque emprunt lancé et financé. La dette roule comme disent les économistes.
Par contre le désordre politique peut inciter nos emprunteurs à solliciter des taux d’intérêts plus élevés. La faute à qui ?
Il y a quelques années, M.Fillon, Premier ministre, avait déclaré le 21 septembre 2007, en Corse devant des agriculteurs :
« Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier ».
Encore un propos dans l’écume des jours pour faire peur et craindre l’apocalypse !
Mais rassurons nous, cet affreux pays dépensier peut encore verser des dividendes de l’ordre de 72,80 milliards d’euros grâce au CAC 40, cette année 2024 . Il est évident que l’ensemble des salarié(e)s n’y sont pour rien. De même, le moteur de la consommation intérieure des personnes vivant et travaillant sur le territoire français (l’île de Mayotte comprise) n’a aucun effet sur le rendement économiques et financiers des entreprises implantées en France. Allez, il s’agit de chiffres !
D’autre part, la famille Mulliez (AFM, association familiale Mulliez) va toucher un milliard d’euros de dividendes, dus au titre de l’exercice 2024, versé par l’enseigne de sports Decatlhon. Des magazins de ce groupe vont fermer. D’un côté, on augmente la fortune d’une famille de l’autre on condamne vraisemblablement socialement et professionnellement 2 400 salarié(e)s avec leur famille !
Merci pour eux !