Les essayistes de droite sont dopés. Édouard Tétreau, essayiste donc et conseiller de dirigeants d’entreprise, dans un de nos quotidiens, est même en pleine ivresse.
In Musk we trust ? interroge-t-il d’emblée, en Musk nous croyons ?
Eh bien, oui : « Et si la France, exsangue, avait tout intérêt à s’inspirer des méthodes d’Elon Musk ? » titre-t-il.
En cause bien évidemment le poids chez nous des fonctionnaires, des services publics, soit donc de la santé, de l’éducation nationale, bref, tout ce qui, mis en commun au service de tous, pourrait être démantelé au profit et aux profits de l’initiative privée qui n’attend que « la levée de ces freins pour que nous retrouvions notre prospérité ». Nous ?
Donc, d’un électrochoc similaire à celui que prépare Elon Musk dans le genre massacre à la tronçonneuse au nom de l’efficacité gouvernementale.
Comment alors ne pas apprécier comme il convient cette confiance de l’auteur : « On peut prendre au sérieux les recommandations d’un homme qui a licencié 80 % des effectifs de Twitter après avoir racheté l’entreprise 44 milliards de dollars. »
Sans modération.
Maurice Ulrich Source (Extraits)
Il ne faut pas confondre la santé qui émarge au budget de la Sécurité sociale, et les fonctionnaires d’état et locaux. Ma commune a doublé de population, mais elle a multiplié par 5 le nombre de ses employés, est-ce le rôle d’une commune de financer les loisirs ? Les services dévolus à l’agglo n’ont pas entraîné de réduction d’effectifs, donc agglo qui a embauché pour globalement les mêmes services. Il y a des choses à faire en France.
Holà, qui vient.
Je pense qu’à ce genre de phrase : « est-ce le rôle d’une commune de financer les loisirs ? » il manque un réel temps d’analyse avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Il faut distinguer les loisirs personnels des possibilités de loisirs offerts par la collectivité communale à fin d’émancipation. Nier ce dernier point correspond exactement à toutes les dictatures culturelles aux demeurant le plus souvent lié à un cultuel prosélytique.
MC