… et les assurances, la justice…
Cinq ans et demi après l’incendie dévastateur de Notre-Dame, l’enquête judiciaire semble s’enliser.
Une information judiciaire reste ouverte pour « dégradations involontaires par incendie, par violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité », mais les juges d’instruction prennent leur temps pour avancer sur les mises en examen ou le classement du dossier.
On souhaite probablement éviter de ternir la réouverture de la cathédrale avec des controverses.
Pourtant, les enquêteurs ont de nombreux éléments en main. Après avoir écarté la piste criminelle, ils ont confirmé que des failles majeures dans la sécurité étaient à l’origine de l’incendie.
Les juges doivent choisir entre deux hypothèses :
- un court-circuit
- des mégots laissés par des ouvriers.
- Dans ces deux cas, il s’agit de « violations manifestement délibérées des obligations de prudence ou de sécurité ».
Le court-circuit semble le plus probable, car le feu a démarré près de câbles électriques de 220 volts, installés dans la charpente en 2007 pour électrifier des cloches à la demande du clergé, mais jamais débranchés après les travaux.
De plus, le service de surveillance anti-incendie a souffert de coupes budgétaires et de conflits entre l’État et le clergé. Le seul agent de surveillance présent le jour de la catastrophe ne connaissait pas les lieux. Quand l’alarme a retenti, à 18 h 16, l’employé a longtemps cherché des flammes là où il n’y en avait pas. Il a fallu attendre 18 h 51 pour qu’il découvre le brasier et appelle les pompiers à la rescousse. Trop tard.
Forts de ces constatations, les magistrats pourraient convoquer du beau linge : entre autres, les anciens archevêques de Paris André Vingt-Trois et Michel Aupetit, et plusieurs ex-recteurs de la cathédrale. Sans oublier les responsables de la direction régionale des affaires culturelles (qui ont laissé le clergé jouer avec les allumettes) et leurs ministres de tutelle.
Article composite
Je n’oublierai jamais cette « satanée » date.. nous étions chez moi, en réunion du Conseil syndical de la copro, une copine m’aidait en cuisine, c’était le dernier anniversaire de mon fils.. nous pensions être gais.. le champagne avait déjà un goût amer devant ce désastre..
J’y allait souvent me recueillir à Ntre Dame, j’ai beaucoup pleuré à la voir en flame , 5 ans après de mon fauteuil de malade je suis sa résurrection avec un bonheur fou
Aurais-tu la force Jeanne de faire le trajet jusqu’à Paris pour voir comment a été réhabilité cette merveilleuse cathédrale Notre-Dame de Paris.
Dans tous les cas je te le souhaite.
Amitiés. Michel