Une année — une de plus — où les plus pauvres sont encore plus pauvres alors que les plus riches, eux, s’en sont très bien sortis.
Une étude de l’Insee montre les impacts délétères, sur le niveau de vie des plus modestes, de la fin des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d’achat mises en place depuis la crise sanitaire.
La politique économique du gouvernement a été particulièrement anti-sociale en 2023. C’est la conclusion que l’on peut tirer d’un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publié le 21 novembre, dédié à l’impact des mesures socio-fiscales sur le niveau de vie des ménages en 2023.
Lors de cet exercice, analyse l’Insee, le gouvernement a baissé ses soutiens budgétaires à destination des ménages de 2,2 milliards d’euros, soit une perte moyenne de 50 euros par personne sur l’année.
Mais cette perte moyenne de pouvoir d’achat masque d’impressionnantes disparités entre les personnes pauvres et les personnes riches.
En effet, l’année 2023 a été marquée par l’arrêt des mesures dites « exceptionnelles » d’aides au pouvoir d’achat ciblées sur les personnes les plus démunies pour lutter contre l’inflation.
On entend par là la fin de l’indemnité inflation, la fin du bonus du chèque énergie, la fin de la prime exceptionnelle de rentrée, ainsi qu’une revalorisation partielle de plusieurs minima sociaux par comparaison avec 2022.
L’effet combiné de ces mesures d’austérité a affecté les 10 % des personnes plus pauvres à hauteur de 290 euros, soit une baisse de leur niveau de vie de 2,7 % en moyenne en 2023. Or, à l’inverse, les plus riches ont vu leur niveau de vie… augmenter, grâce aux mesures socio-fiscales instaurées par le gouvernement en 2023.
Ils ont en effet pu bénéficier de la suppression de la dernière tranche de la taxe d’habitation, qui a notamment permis aux 10 % les plus aisés de gagner 280 euros en moyenne sur l’année, soit une hausse de 0,4 % de leur niveau de vie.
Certes, les plus pauvres avaient déjà bénéficié les années précédentes de cette suppression de la taxe d’habitation, qui s’est étalée de 2018 à 2023, mais globalement, ils sont bien moins gagnants : en cinq ans, les 10 % les plus pauvres ont gagné 80 euros grâce à la suppression de la taxe d’habitation quand les 10 % les plus riches ont gagné 870 euros, soit plus de dix fois plus. Cela est dû au fait que les plus aisés vivent dans des logements plus grands et que les plus démunis bénéficiaient déjà d’allègements sur la taxe d’habitation avant sa suppression.
Bref, en 2023, les mesures du gouvernement ont rendu les plus riches, plus riches, et les plus pauvres, plus pauvres.
Article composé d’après une trame signé de Mathias Thépot. Médiapart Source (Extraits)
Mediapart est spécialiste des calculs biaisés. Il est évident qu’en diminuant les impôts ceux qui n’en payent pas n’en profitent pas, mais dire que du coup ils sont désavantagés c’est absurde. Il n’y a pas de mystère avec une croissance inférieure à l’endettement la pays s’appauvrit. Mais ça mediapart ne le voit pas, et aucun média ne le dit, tous d’accord pour vendre un discours rassurant. Mais dans un pays qui s’appauvrit les pauvres seront encore plus pauvre car ils n’ont aucun ressort de négociation, surtout ceux qui ne travaillent pas, et disons le crûment, vivent du travail des autres.