Économie, économie.

Cette décision a immédiatement suscité des inquiétudes et des critiques.

Catherine Vautrin, ministre du Partenariat avec les territoires, se retrouve dans une position délicate, peinant à rallier des soutiens à l’Assemblée pour voter ces économies. L’un de ses proches a même évoqué une « schizophrénie générale » au sein du gouvernement.

Lors de la convention des intercommunalités de France au Havre le 17 octobre 2024, Edouard Philippe, ancien Premier ministre et membre du même parti que Vautrin, Horizons, a exprimé son désaccord. Il a critiqué l’idée qu’un dispositif visant à réduire le surendettement public puisse paradoxalement accroître l’endettement local.

Cette situation tendue est exacerbée par les commentaires de Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie, qui a accusé les collectivités d’avoir à elles seules dégradé les comptes de la nation de 16 milliards d’euros.

Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et président d’Ardenne Métropole, a vivement réagi en dénonçant ce qu’il appelle un « show interne au gouvernement ».
Il affirme que les économies demandées ne s’élèveraient pas à 5 milliards, mais plutôt entre 8 et 9 milliards en un an, une somme sans précédent. Ravignon a également remis un rapport sur les gaspillages du « millefeuille » territorial, soulignant l’ampleur des défis à relever.

Les collectivités doivent déjà faire face à des ponctions sur leurs engagements d’investissement, ce qui engendre des déceptions locales. De plus, elles héritent de charges supplémentaires, comme le traitement des intempéries, que l’État leur a transférées sans compensation financière adéquate.

David Lisnard, président de l’Association des maires de France, a déclaré que les collectivités ne sont pas des « pleureuses », mais qu’elles se battent pour préserver leurs prérogatives.

Cependant, le manque de coordination entre elles transforme le débat en un véritable « bal des faux culs », où chacun défend ses intérêts au détriment d’une solution collective. Cette situation complexe nécessite un dialogue ouvert et constructif pour parvenir à un équilibre entre les impératifs budgétaires et le développement local.


Article rédigé d’après divers médias.


2 réflexions sur “Économie, économie.

  1. bernarddominik 30/10/2024 / 11h13

    Sur les 60 dernières années j’ai assisté à une explosion des dépenses locales. Pour 4000 habitants ma commune avait 1 garde champêtre, pour 9000 elle a 10 policiers municipaux. Le personnel communal est passé d’environ 40 personnes à 230. pourtant le ramassage des ordures la gestion des parkings l’urbanisme les centres sociaux sont passés à l’agglomération qui a recruté quelques milliers de personnes et récupéré quelques dizaines d’éboueurs. Jamais la France n’a connu une pareille inflation en 250 ans de gestion communale. et cette inflation est pire dans les 3 communes voisines Aubagne Auriol Gemenos. Et à force de gérer même les loisirs des habitants, on a donné l’habitude aux français d’attendre tout de l’administration, donc de permanents insatisfaits et râleurs.

  2. Danielle ROLLAT 30/10/2024 / 15h11

    Dans le contexte politique et financier actuel, je ne vois pas les collectivités locales des villes populaires de mon département 92 se permettre de galvauder l’argent de nos impôts locaux et services.
    Au contraite, il existe plusieurs intercommunalités, regroupant par exemple la gestion de tous les services culturels, de tous les services des sports, (même si cela a fait grincer des dents..), pour le ramassage des ordures ménagères, pour l’utilisation des différents centres de vacances pour les enfants,et classes de découvertes les séjours étant malheureusement réduits à une semaine, mais ils partent tous.. à tour de rôle.. et font connaissance d’autres lieux..
    Le service restauration de ma ville fournit les repas aux cantines scolaires et crèches de la vielle voisine, qui elle, gère les examens de labos pratiqués dans notre centre de santé, la biologiste ayant fait valoir son droit à la retraite.
    L’heure est à la rigueur, à la mutualisation, les dispositions prises par le Ministère de la Fonction Publique sont rigoureusement appliquées.. même si certaines génèrent des discussions, car remettant parfois en cause des avantages acquis…
    Nous n’avons pas oublié que lors de la suppression de la taxe d’habitation, que nous avions tous appréciée, les collectivités se sont manifestées pour réclamer une compensation et ont fait ici, appel à la population qui s’est mobilisée : comment pouvaient-elles faire plus, avec moins de ressources, ?

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