Le vieux monde se perpétue

Le président de la République a demandé au nouvel occupant de Matignon Michel Barnier, 73 ans, de « constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays », selon un communiqué de l’Élysée.

« Cette nomination intervient après un cycle inédit de consultations au cours duquel, conformément à son devoir constitutionnel, s’est assuré que le Premier ministre et le gouvernement à venir réunissent les conditions pour être les plus stables possibles et se donner les chances de rassembler le plus largement », indique l’Élysée dans un communiqué.

Michel Barnier a été ministre de l’Environnement en 1993, puis trois fois sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy (ministre délégué aux Affaires européennes en 1995, ministre des Affaires étrangères en 2004 et ministre de l’Agriculture en 2007).

Il est brièvement réapparu en 2021 dans la vie politique française en se portant candidat à la primaire de son parti, Les Républicains (LR), pour la présidentielle de 2022. Il a également négocié les conditions du Brexit et devra désormais user de diplomatie pour diriger un gouvernement minoritaire à l’Assemblée.

Michel Barnier, va devoir tenter de former un gouvernement susceptible de survivre à une censure parlementaire. Le temps des négociations, les ministres démissionnaires vont eux rester en fonction pour continuer de gérer les affaires courantes.

Le RN a d’ores et déjà annoncé qu’il ne censurerait pas immédiatement Michel Barnier.

À gauche en revanche, les réactions sont claires : « Michel Barnier à Matignon, c’est le candidat minoritaire d’un parti minoritaire, nommé par un président battu, au service d’une politique libérale et antisociale. C’est un terrible coup porté à la démocratie et au peuple français », tranche le sénateur Pierre Ouzoulias sur X.

C’est « un bras d’honneur aux Français qui aspirent au changement », assure Fabien Roussel

De fait, de nombreuses voix s’élèvent déjà pour dénoncer un « déni démocratique ». « En nommant Michel Barnier à Matignon, représentant d’une force politique sortie vaincue des élections législatives, Emmanuel Macron piétine le vote des Français et va à l’encontre de l’esprit de notre République », a réagi le Part socialiste.

« De qui se moque-t-on ? » s’insurge Marine Tondelier, Secrétaire nationale d’EELV, sur le réseau social, tout en envoyant un « message de service à tous les électeurs du Nouveau Front populaire “Surtout, ne vous résignez pas. C’est exactement ce qu’ils attendent” ».


Source (Extraits)


Une réflexion sur “Le vieux monde se perpétue

  1. bernarddominik 06/09/2024 / 18h21

    Suivant la logique la logique de Ouzoulias pu Roussel c’est Bardella qui aurait du être nommé premier ministre: LFI 71 PS 61 députés RN 130 il n’y a pas photo. En nombre de voix (visible au premier tour ) c’est encore plus net. Alors nommer Barnier (qui a été déjà ministre et député) ce n’est pas plus illogique que nommer Castets. Dans un pays devenu ingouvernable ou Macron part où ce sera de toute façon deux tiers de mécontents.

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