… par l’industrie pharmaceutique en France
En complément des annonces de fonds internationaux du nouveau sommet Choose France, le laboratoire Sanofi entend renforcer certains de ses sites. Des mesures qui s’inscrivent dans un débat sur la souveraineté et la fiscalité.
Le nouveau sommet Choose France, qui se tient ce 13 mai, s’accompagne d’un panel d’annonces d’investissements internationaux industriels sur le sol français. En matière de médicaments, neuf projets sont recensés et cumulent plus d’un milliard d’euros (Md€), sur les 15 Md€ officialisés par le Gouvernement dans un dossier de presse.
Pfizer promet par exemple 500 millions d’euros (M€) sur cinq ans dans les domaines de l’oncologie et des maladies rares. Ce montant s’intègre dans une optique de modernisation de l’industrie de santé et de souveraineté nationale en matière de production de médicaments essentiels ou innovants.
Un effort est aussi promis autour du développement durable, avec la volonté d’une neutralité carbone sur le site de production de Dunkerque (Nord) d’AstraZeneca, avec 365 M€ annoncés.
Non concerné par le sommet puisque français, le laboratoire Sanofi annonce, dans un communiqué, une augmentation de 1,1 Md€ de ses investissements. 100 M€ sont fléchés vers le site du Trait (Seine-Maritime) pour développer les capacités de bioproduction, l’une des priorités des pouvoirs publics dans le plan de relance France 2030.
Un milliard d’euros sont mobilisés pour construire une nouvelle usine à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour produire des biomédicaux en cours de développement. Dans son dossier de presse, le Gouvernement souligne un « environnement fiscal favorable à l’investissement« , caractérisé par des baisses d’impôts et le crédit d’impôt recherche.
Une vision globale que l’industrie pharmaceutique ne partage pas complètement. Début mai, l’organisation Les Entreprises du médicament a publié sa huitième enquête annuelle sur la fiscalité spécifique au secteur. Elle souligne différentes caractéristiques, comme la clause de sauvegarde, les bas niveaux de prix des médicaments ou les remises conventionnelles.
« Mis bout à bout, ces mécanismes asphyxient un secteur stratégique pour la souveraineté du pays et contreviennent à l’ambition du Gouvernement, partagée par les entreprises du médicament, de faire de la France un leader mondial de la santé qui donne aux patients un accès aux médicaments du quotidien comme aux traitements innovants« , pointe-t-elle.
Jérôme Robillard. Hospimedias. Source
Pas très clair pour moi…Si ils investissent, c’est qu’ils gagnent encore un peu d’argent. Pas assez pour eux, alors ils nous « pénurisent » dans certains domaines mais quelque part, les français sont de bons consommateurs de médocs donc, ce serait bête de lâcher l’os.
Tout dépend du type de médoc: la boite de pilules pour éviter le sida sans mettre de préservatif coûts 300€, elle coûtait 500€ il y a qq années remboursée 100%. C’est tout bénef pour le labo. En revanche les génériques et les médocs dont le brevet est périmé sont très peu payés. Pfizer a gagné des milliards avec son vaccin du covid. La sécu devrait rééquilibrer ses prix, certains médicaments ne servent à pas grand-chose sinon à rien.
De plus des Français sont accros aux antidépresseurs qui sont une vraie drogue. La sécu est une vache à lait.