Emmanuel Macron l’envisage, l’Europe renâcle
Le président français Emmanuel Macron n’a pas exclu, lundi [26/02/2024], l’envoi de troupes occidentales au sol en Ukraine, déclenchant les foudres du Kremlin, sur fond de prudence des autres dirigeants de l’Union européenne.
Élysée disait mardi avoir voulu lancer un « débat légitime et intense » — c’est réussi. L’évocation la veille par le président français d’un envoi de troupes européennes au sol en Ukraine a déclenché de multiples réactions (négatives) des gouvernements européens, et un ferme avertissement du Kremlin.
« Ambiguïté stratégique »
Qu’a dit Emmanuel Macron ?
Interrogé à l’issue d’un sommet de soutien à l’Ukraine convoqué à Paris, il a répondu qu’il n’y avait « pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée, des troupes au sol », mais qu’en « dynamique, rien ne doit être exclu ». Puis il a refusé d’en dire davantage au nom de « l’ambiguïté stratégique ».
Ce ne serait « absolument pas dans l’intérêt de ces pays », a menacé le porte-parole de Vladimir Poutine. En cas de présence militaire européenne en Ukraine, le risque d’un conflit direct entre l’Otan et la Russie ne relèverait pas d’une « probabilité, mais d’inévitabilité ».
Au « seuil de belligérance »
L’accueil des dirigeants de l’Union, dont la plupart étaient la veille à l’Élysée, a été plutôt frais. « Il n’y aura aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les États européens, ni par les États de l’Otan sur le sol ukrainien », a déclaré le chancelier Olaf Scholz.
Même réaction en Italie, Espagne, Pologne… Les États-Unis ont redit qu’ils « n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine ».
Seul le Royaume-Uni a reconnu la présence en Ukraine d’un « petit nombre » de Britanniques « pour soutenir les forces armées ukrainiennes », excluant cependant un « déploiement à grande échelle ».
La France s’est ensuite employée à moduler les propos présidentiels. L’envoi de troupes serait lié à des actions précises : cyberdéfense, coproduction d’armement en Ukraine, déminage… « Certaines de ces actions pourraient nécessiter une présence sur le territoire ukrainien, sans franchir le seuil de belligérance », a expliqué le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné. Donc pas de troupes destinées à combattre directement contre les Russes.
La sortie d’Emmanuel Macron, qui aurait été anticipée avec le président américain Joe Biden, le président ukrainien et le chancelier allemand, intervient à un moment crucial de la guerre déclenchée le 24 février 2022. L’armée ukrainienne subit des revers, l’aide des États-Unis est bloquée par le Congrès, l’Union européenne peine à tenir ses promesses d’aide financière et en matériels militaires, les opinions enfin commencent à douter — 10 % seulement des Européens sondés par l’ECFR (European Council on Foreign Relations) croient en une victoire militaire de l’Ukraine sur la Russie.
Francis Brochet. Le Dauphiné Libéré. 28/02/2024
Moralité : retirer les trémolos, en réalité Macron à parler pour ne rien dire, il n’y aura pas exposition de troupes françaises — et c’est fort heureux — en Ukraine tout au moins dans l’état actuel du conflit Russo-Ukrainien. MC
Macron veut faire parler de lui, au risque de se ridiculiser.
Notre armée, envoyée au Mali avec du matériel vieux de 50 ans, des pannes constantes, des hélicoptères insuffisamment blindés, n’a pas été capable de s’imposer face à 2000 djihadistes, alors vouloir s’imposer face à la Russie qui a un demi-million de soldats, une énorme machine de guerre, qui est capable de remplacer rapidement ce qui est détruit, alors qu’il nous faut 2 ans pour faire un canon, il faut être inconscient, être cobelligérant contre la Russie, c’est aussi prendre le risque de recevoir des bombes H, de voir notre pays détruit.
Soit Macron est fou, soit il tient tellement à se mettre en vedette qu’il ridiculise notre pays. Mais dans les 2 cas, c’est inquiétant. Il a prévu de mettre 43 milliards par an dans le budget de l’armée pendant 8 ans. Mais 43 milliards par rapport aux 200 que met la Russie, c’est peu, d’autant plus que les coûts de production russes sont bien plus bas que les nôtres, et qu’eux disposent des matières premières dans leur sous-sol.
Pour certaines personnes ; quoique fasse Macron et sa clique – n’oublions pas sa clique – pour une quantité importante de Français rien n’est satisfaisant dans un sens comme dans l’autre. Dans le même temps, je ne suis pas en train de tisser des louanges à ce personnage.
Je voudrais juste rappeler qu’il a été élu – surtout la deuxième fois – dans des conditions qui devraient ne pas Lui permettre de parler au nom du peuple puisque ce n’est pas cette majorité qu’il a élue.
Nous allons avoir l’occasion d’entrer dans des périodes électorales dont le but ultime sera la présidence de 2027 et les législatives qui suivront. Dans ce contexte électoraliste il est important que s’ouvrent de débats sur la société sociale et économique que nous voulons voir appliquer. Mais pour cela il faudrait qu’un certain nombre d’entre nous – en fait la majorité – veuillent prendre conscience que leur vote est important bien plus que de rester chez soi à attendre que l’ensemble de la société soit détruite, aux profits de quelques-uns, qui seuls en tire profit.
MC