… il repassera par là. En attendant, personne ne sait plus où il est, le RN.
À la demande de la famille, il n’était pas place Vendôme à la cérémonie d’hommage à Robert Badinter, le 14 février. Normal pour un parti qui avait traité l’ancien garde des Sceaux d’« assassin », coupable d’avoir supprimé la peine de mort. Il souhaitait être présent, Marine Le Pen en tête, le 21 février à la panthéonisation des Manouchian.
Pour un parti pétainiste cofondé par un ancien Waffen-SS, assister à la sanctification républicaine d’un communiste, résistant, arménien et « français de préférence », comme disait Aragon, cela oblige à beaucoup de reniements. Par « décence », « les forces d’extrême droite seraient inspirées » de ne pas venir, a gentiment glissé Macron, qui les a pourtant conviées à la cérémonie.
Mais pourquoi se priver d’une invitation quand elle vous range dans le camp des libérateurs, vous qui avez applaudi des collabos ?
Maintenant que Serge Klarsfeld a décerné au RN un brevet de philosémitisme, pourquoi ne pas en obtenir un nouveau de résistant, voire de pro-communiste ? Si c’est le prix à payer pour grandir en respectabilité, Marine Le Pen et consorts sont prêts à tout célébrer…
Ainsi avance, opportuniste, la présidente du RN. Elle sait, elle, où elle veut aller, quand les autres perdent le sens de l’orientation.
Macron, dans l’« Huma » (19/2), voit le RN hors de l’« arc républicain » — une expression de son cru qui parle à Robin des lois, mais pas à grand monde d’autre —, alors que son Premier ministre, une semaine plus tôt, le voyait dedans.
Macron lui-même s’égare, qui, le 8 février à Bordeaux, ne trouvait rien à redire au fait de discuter avec le RN à l’Assemblée. Soit la suite de son discours normalisateur vis-à-vis de l’extrême droite, quand il avait tapé sur les doigts de sa Première ministre Borne pour avoir dépeint le RN en « héritier de Pétain » avec lequel on ne discute pas.
Le chef de l’État l’avait désavouée en public.
Alors, le RN, dans la République ou en dehors ?
Dans la Macronie, un peu, quand le Président reprend ses thèses dans sa loi Immigration. Et dans la tête de nombreux Français, qui le placent de plus en plus haut dans les sondages.
Il est où, le RN ?
Dans les urnes, en juin, s’il emporte les européennes, comme il y a cinq ans.
En attendant l’Arc de triomphe ?
Article signé des initiales J.-M. Th. Le Canard enchaîné. 21/02/1023
Des gesticulations ridicules. Macron et les Badinter se ridiculisent à vouloir faire un tri parmi les français. Et puis tous ces hommages ces commémorations ces pantheonisations où se complaît Macron le ridiculisent avec ses discours pompeux qui rappellent la 3ème république
L’information Bernard, doit être le reflet du présent ou ne pas être.
Bien évidemment, chacun est libre de s’interpréter sur la communication élyséenne, encore faut-il phone vouloir le faire, encore faut-il ne pas se laisser convaincre par des images diffusées à souhait.
Toutefois : il ne s’agit pas de systématiquement dénigrer tout ce qui est fait et par là, laisser sous-entendre que ce qui n’est pas fait, le non-disant tapie dans l’ombre, attendant sagement son tour, bénéficiera d’avancées spectaculaires dans les votes des prochaines élections.
Plutôt que d’être systématiquement négatif je préfère de loin dénoncer et l’un et l’autre dans leurs attitudes…
Michel
En tout cas il me fait toujours peur..,
Et franchement Anne, il y a de quoi.
Amitiés. Michel