Écologie et Natalité…

… yes… Ben, trop de naissances… pas bon pour l’écologie, le CO², la planète selon certaines personnes…

Alistair Currie, porte-parole de l’O.N.G. britannique Population Matters…

Dans certains pays circulent des idées selon lesquelles il serait nécessaire de faire des bébés – avec arrière-fond militariste et ses insinuations anti-immigrations – exemple : la Pologne, Hongrie, Ou encore la Russie ou Poutine réclame aux femmes Russes de faire huit enfants !

Sur le plan strictement écologique, c’est vraiment la pire des idées. La raison est toute simple plus l’aura d’enfants plus, il y aura de consommation. Hors la consommation à un poids considérable sur l’environnement, l’utilisation de l’énergie, l’importation de produits manufacturés, de déchets.

Chaque français « pèse » 9,2 t d’équivalent CO2 par an, très au-dessus de ce qu’il faudrait pour empêcher d’aggraver le réchauffement climatique.


Emmanuel Pont, ingénieur, essayiste, auteur de « faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver la planète ? »

Je ne suis absolument pas favorable au « réarmement démographique » macronien, terme guerrier emprunté à Viktor Orban.

Si, demain la France imposait la mesure la plus radicale qui soit – l’enfant unique pour toutes les familles sans exception – il faudrait attendre l’an 2100 pour que la population française soit divisée par deux. Entre autres parce que nous vivons vieux et que c’est cela qui pèse surtout.

Cette échéance de 2100 au regard de l’urgence écologique est beaucoup trop tardive – je vous rappelle que l’accord de Paris « c’est la neutralité carbone en 2050 ».


Le contexte

Un maelström de commentaires a accompagné le « réarmement démographique », cette martiale relance de la natalité prônée par Emmanuel Macron le 16 janvier 2024.

Mais peu ont souligné que le président proposait une politique peut être contraire à la transition écologique qu’il est censé faire adopter à la France.

« Comment on vit sur une planète qui est déjà exsangue ? » s’est seulement interrogée la députée Sandrine Rousseau, affirmant même que « la baisse de la natalité fait partie des variables rassurantes ». Si les écolos ne partagent pas tous cette préoccupation, nombre d’entre eux alertent depuis longtemps sur la « bombe P » (pour « population »), titre d’un livre de 1968 du démographe Paul Ehrlich.

L’environnementaliste Paul Hawken, qui a listé toutes les solutions pour « inverser le cours du réchauffement planétaire » dans son essai « Drawdown » (2017, Actes Sud), place ainsi le planning familial parmi les premières.

À en croire une étude suédoise de 2017, un bébé d’un pays développé pèse 58,6 tonnes d’équivalent CO², par an en moyenne – soit six fois le bilan carbone moyen d’un Français !

Mais des voix viennent contredire ces calculs, arguant qu’une chute de la natalité, même spectaculaire, n’aurait qu’un effet marginal sur les émissions globales des pays occidentaux.

Peu de chances que les « Ginks » (Green Inclination, No Kids), ces jeunes adultes refusant d’avoir des enfants pour des raisons écologiques, l’entendent de cette oreille.


Arnaud Gonzague. L’Obs 08/02/2024



Dessin de Salch- Charlie Hebdo. 08/02/2024


Une réflexion sur “Écologie et Natalité…

  1. tatchou92 11/02/2024 / 19h15

    ils pourraient taper aussi sur les retraités, ces nantis qui ont profité de la retraite à 60 ans, et qui se la coulent douce pendant plus de 20 ans… (attention, ce n’est ni ce que je pense, ni ce que je prone) ..
    ils ont déjà commencé avec la réforme des retraites passée avec un 49.3.. bonjour les dégâts pour les etudiants, les chômeurs, les mères de famille qui s’arrêtent pour élever les enfants… cela risque d’être « la retraite de la mort » comme dans les années 60 : – au régime général, les salariés pouvaient partir à 60 ans avec une retraite égale à 20% du traitement, ou continuer jusque 65 et percevoir 40%..
    (j’avais appris toute la législation sociale en vigueur et mon père a été longtemps administrateur de la Sécu, au titre de son organisation syndicale), il me passait les documents.
    J’entendais ce matin, Monsieur GUERINI Ministre de la Fonction Publique : je crains que les statuts votés en 1983, 1984 et 1986 pour les 3 versants (Etat, collectivités et Hospitaliers) ne soient revus et corrigés, au détriment des agents, des administrations de l’Etat.. des Hôpitaux et des Collectivités…

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