Les voitures électriques, c’est bien… jusqu’à la survenue d’un problème sur la batterie.
Là, ça devient carrément l’« enfer », selon « Les Echos » (21/11).
La batterie, l’élément le plus onéreux de la bagnole, est « également le plus coûteux à réparer en cas de pépin ». Or, et c’est là le hic, « plus une batterie est réparable, plus elle est chère à assembler ». Il faut donc choisir « entre réparabilité et coût de construction », explique le quotidien économique.
En cette période de guerre des prix où les constructeurs chinois font un malheur avec leurs modèles à bas coût, le choix semble vite fait. SAIC Motor, qui produit le modèle made in China MG4, « grand succès en France », ou son compatriote BYD opteraient ainsi pour « des solutions à l’exact opposé de ce qu’il conviendrait de faire pour produire des batteries parfaitement réparables ».
De même que Tesla, dont les coûteuses berlines sont équipées d’un pack batterie d’une demi-tonne collé dans un bloc de mousse et quasi inaccessible.
A l’arrivée, c’est le client qui paie la facture du remplacement de la batterie en cas de réparation impossible et doit faire face à la valeur de revente réduite d’un véhicule.
C’est ce qu’il s’est passé avec le loueur Hertz (100 000 Tesla dans son parc américain), qui vient d’annoncer une baisse de « plusieurs points » de sa marge bénéficiaire, du fait, notamment, de « coûts d’exploitation plus élevés » et d’une baisse de la « valeur résiduelle » de ses véhicules.
Prière de prévenir Elon Musk dès qu’il reviendra de Mars.
Article signé des initiales H. M. le Canard enchaîné. 22/11/2023
La voiture en kit, la batterie en toc
Au lieu de passer de l’essence au gaz et du gaz à l’hydrogène, les industriels ont imposé l’électrique, avec la bénédiction de gouvernements peu regardants. Pourtant on n’a pas trouvé le Graal qui permettrait aux batteries d’être réparables et réutilisables, l’état mise sur l’abandon de la voiture par les habitants des villes, car ils auront beaucoup de peine à recharger les batteries.