Très rousse, aux longs yeux verts damnatablement fendus !…
Je la suivis chez elle, et bientôt, sans chemise,
Sur son lit de bataille, elle se trouva mise,
Offrant à mes ardeurs tous les fruits défendus.
Le chignon inondait de sa fauve avalanche
Le torse aux grands prurits de cette Putiphar ;
Le nombril incrustait sa fleur de nénuphar
Aux lobes de son ventre : un gâteau de chair blanche.
Ses tétins étaient d’ambre effilés de carmin
Et tenaient tout entier dans le creux de ma main.
Elle entr’ouvrit le centre unique où tout converge…
Son poil roux brasillait de flambes me dardant…
– Moïse, c’est à vous, dans ce buisson ardent,
Que je songeais, frappant le doux roc de ma verge !
Théodore Hanon (1851 1916) – aussi appelé « Monsieur de la braguette ».
Seuls les puritains n’apprécieront pas…
C’est vrai, Christine, je devrais, j’aurais dû, être plus sélectif dans mon choix de poésie, éviter tous les sujets qui fâchent untel ou unetelle, les anti ceci ou anti cela, les pour ceci et pas cela, les… et puis m… c’est mon blog, j’y met c’quej’veux, je n’oblige personne à passer me voir et comme tu le dis Christine tant pis si les puritains font mines grises en lisant ce poème.
Amitiès
Michel
Eh bien…Joseph n’a pas apprécié ! Mais c’est parce qu’il n’avait pas lu ce sonnet .