Alors que Conforama aurait perçu de l’Etat, au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), près de 50 millions d’euros, la direction n’a aucune gêne pour licencier près de 2000 emplois.
Depuis des mois, les salariés de l’enseigne d’ameublement, filiale d’un groupe sud-africain dans la tourmente, vivaient dans l’inquiétude. La rumeur d’un plan social de choc tournait depuis plusieurs semaines. En mars, la direction avait pourtant écarté cette hypothèse, du moins « à date ».
Mais ce lundi, la direction de Conforama (le 12 avril, le PDG de l’enseigne a été remplacé par un duo de spécialistes de redressement d’entreprise) a annoncé aux organisations syndicales, individuellement, la fermeture de 32 magasins en France, dont 10 en Ile-de-France.[…]
1.900 postes seraient concernés sur les 9.200 salariés que compte le groupe en France. Dans un communiqué envoyé dans la soirée, FO détaille ces suppressions de postes : 1.050 dans les magasins visés, 600 au sein des 164 magasins restants, 124 au siège social et 26 postes au service après-vente. En outre, les 10 magasins Maison Dépôt, soit 100 emplois, seront fermés. Ce plan sera mis en œuvre entre mars et septembre 2020.
« C’est l’incompréhension totale », lâche ce lundi soir Mohamed Chadli, délégué syndical central CFE-CGC chez Conforama. « La direction du groupe avait obtenu un plan de financement de plus de 300 millions d’euros, on nous a fait croire que la menace de suppressions de postes s’éloignait. On ne comprend pas comment on peut dans le même temps emprunter 300 millions d’euros et annoncer la fermeture de magasins. C’est antinomique. »
« C’est une mascarade, depuis mars, le plan est sur la table. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a rencontré il y a quelques semaines la direction de Conforama pour envisager les termes de ce plan social et le timing de l’annonce.
L’objectif était d’éviter qu’elle soit faite au même moment que le plan annoncé par Carrefour. » (L’enseigne de grande distribution a présenté début mai un plan prévoyant jusqu’à 3000 départs volontaires, NDLR).
Parmi les magasins qui doivent définitivement fermer le rideau, il y a celui de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), qui devait de toute façon céder la place à la construction du futur hôpital du Grand Paris Nord, censé ouvrir en 2027.
Parmi les 104 salariés de ce magasin, certains espéraient encore une relocalisation de l’établissement sur un autre site, à Saint-Ouen ou dans une ville voisine.
Gwenaël Bourdon et Catherine Gasté. Le Parisien. Titre original : « Conforama annonce la fermeture de 32 magasins, près de 2000 emplois menacés ». Source (extrait)
Il fut un temps ou Conforama vendait du meuble de qualité… tout comme BUT d’ailleurs son plus fameux concurrent. Aujourd’hui les modes de vie, la concurrence d’Ikéa et autres cuisinistes qui inondent le marché de meubles en bois compressé ont réduit tout espoir de qualité et la course a la rentabilité continue de frapper.
Soyez rentables ou mourrez……………..le capital attend des dividendes et même si ce sont les dirigeants qui déconnent ce sont toujours les salariés qui trinquent.