Ex de chez Rothschild, Ex ministre de l’économie, l’homme soi-disant à gauche alors qu’il prône un libéralisme total que ne renierait pas la droite, Emmanuel Macron est loin d’être ma tasse de thé. Il semble gêner les politiques de tous bords, à tel point qu’ils attendent avec impatience qu’il se prenne les pieds dans le tapis.
Il a l’aval de presque toute la presse écrite et l’aide de toutes les chaînes de radios et télévisions, qui dans le même temps en profitent pour tirer à boulets rouges sur les (vrais) partis de gauche, lorsqu’ils leurs arrivent de parler d’autres organisations que le PS.
Les médias gangrenés, imposant une orientation, posant carrément un licol aux lecteurs-auditeurs, (ce qui n’est pas nouveau, mais c’est tellement visibles), qu’ils participent aux désintérêts des électeurs potentiels envers ces échéances et contribuent à l’abstentionnisme. À ce stade de bourrage de crânes, ce n’est plus une main mise, une obsession de gouvernants, c’est une incurie, une maladie destructrice et répulsive, de l’information. MC
- Pour Cécile Cornudet dans « Les Echos » c’est carrément : « Macron, le traître qui devint sauveur ».
Dixit : (…) Emmanuel Macron, blâmé et raillé il y a cinq mois, lorsqu’il quitte le gouvernement (…) ; aujourd’hui vu comme une chance de survie pour une frange croissante du PS. C’est dire l’état de décomposition du parti au pouvoir, prêt à se jeter dans les bras de celui qu’il voyait comme son assassin. Tout plutôt que Fillon ou Le Pen disent les électeurs socialistes sur le terrain. (…)
- Pour Alexandre Lemarié dans « Le Monde » autre son « François Fillon s’inquiète de la poussée du candidat d’En marche ! »
Dixit : Après l’avoir longtemps ménagé, François Fillon et ses troupes ont décidé de charger ce rival qui leur inspire la plus grande crainte pour l’élection présidentielle. » Il faut le pilonner car il est devenu trop dangereux, juge l’entourage du candidat de droite. Il peut siphonner les voix de la gauche et jouer le second tour. (…)
- Pour Pierre Danon dans « Le Monde » l’attaque est directe
Dixit : Le candidat du mouvement En marche ! N’est en rien un libéral, souligne Pierre Danon, proche de François Fillon. Il reste attaché à l’intervention étatique, ce lourd frein à notre activité économique. Le radical-socialisme a encore de beaux jours devant lui ! Avec 6 millions de chômeurs, 9 millions de personnes en situation de précarité, un endettement public record, cette politique de l’eau tiède a conduit notre pays à la faillite. (…)
- Pour Olivier Faye dans « Le Monde » « Le FN voit en M. Macron un concurrent direct »
Dixit (…) … Alors que le parti d’extrême droite concentrait jusqu’à présent ses attaques sur François Fillon, candidat du parti « Les Républicains », l’ancien ministre de l’économie a contraint, ce week-end, les chefs de file frontistes à répliquer à sa volonté affirmée de s’ériger [E. Macron] en « rempart » face à « un parti qui porte la haine, l’exclusion et le repli ». (…)
Certains dirigeants du parti de Marine Le Pen veulent toujours croire que ce dernier ne dispose pas d’un socle solide. « Macron a les médias avec lui. C’est l’homme des banques, du système, c’est un imposteur. Petit à petit, il va s’effondrer », veut croire J-L. Lacapelle, secrétaire général adjoint du FN (…)
- Et dans la sacralisation libérale, l’essayiste Mathieu Laine dans « Le Monde ».
Je le cite : (…) … amoureux de la liberté, j’ai toujours suggéré aux politiques d’accorder à cette dernière beaucoup plus de place. Heureux hasard, ceux avec lesquels j’ai et je continue d’échanger presque quotidiennement sont devenus, dans l’hypothèse à confirmer d’une impossible victoire du Front national (FN), les principaux rivaux de la campagne présidentielle : François Fillon et Emmanuel Macron. (…)
Comment, d’abord, ne pas se féliciter de voir la France s’orienter, par maturité, par chance ou par défaut, vers un choix d’une telle qualité ? (…) A l’heure où de grandes nations cèdent aux sirènes du populisme, du nationalisme et du repli, notre pays s’apprête à vivre une échéance historique. Autre motif de satisfaction, la popularité croissante d’Emmanuel Macron et ses meetings de rock star, remplis d’anciens orphelins politiques, saluent non seulement un nouveau visage, une tête sacrément bien faite et l’incarnation générationnelle d’une alternative au système mais aussi un discours valorisant expressément le travail, la société ouverte, la restauration de l’égalité des chances par une grande exigence scolaire et universitaire et un rapport vertueux au progrès et au nouveau monde. De son côté, François Fillon a écrasé ses adversaires de la primaire (…) en creusant un sillon fait de vérité, de mérite, de récompense des efforts et de courage à réformer enfin jusqu’au bout pour libérer une société étouffée par la contrainte fiscale, normative et « précautionniste ». (…)
Il gêne parce qu’il a réussi à convaincre qu’il n’appartenait pas à la classe politique, comme de Villepin il n’a pas fait son apprentissage devant les électeurs et n’a pas été adoubé par un parti. Mais il est tout de même issu de la même famille de technocrates qui véhicule la même image d’une république corrompue par le jeu de la répartition des bonnes sinécures, le partage du gâteau qu’ils prélèvent sur l’économie du pays.
Tant que le pouvoir politique pourra faire des nominations à son gré et attribuer des chantiers sans contrôles, cette république sera corrompue (les postes attribués: de 10.000 à 50.000 euros mensuels, conseil d’état, conseil économique et social, direction des agences gouvernementales, entreprises d’état : EDF, CDC, Poste, SNCF, etc. plusieurs centaines de millions d’euros). Le seul qui parle de refonder la république c’est Mélenchon.
Si j’ai bien compris Mélenchon propose une fois élu président de la république, propose de « travailler » via une constituante pour changer la constitution, laquelle serait proposé par référendum au peuple français.
Oui, pourquoi pas ?
Toutefois cela fait beaucoup de questions méritant réponses avant de penser à changer la constitution française.
En Premier: encore que Mélenchon soit élu président de la république ce qui apparemment n’est pas chose gagné aujourd’hui.
En second: il faudrait connaître tous les articles proposés pouvant constituer une VIe république, que la population s’en empare, que soient acceptés éventuellement certains amendements.
En troisième: que le référendum soit accepté par une majorité du peuple français (et non par un collège d’élus).
Sans noircir le tableau, voilà beaucoup de conditions qui ne me semblent pas être dans l’esprit des électeurs aujourd’hui.
Il semble hélas que l’on se dirige avant le premier tour pour un trio qui pourrait ressembler à : Macron, Fillon, Le Pen ; doutant aujourd’hui d’une candidature PS, auquel pourrait s’interposer Mélenchon.