Enseignements : La cote pour les établissements privés !

Autrefois plébiscitées par les milieux aisés, les écoles privées voient croître le nombre de demandes d’inscriptions au rythme de 1,5% (+13 700 élèves) l’an.

Mythe d’une école publique essoufflée ou fantasme d’un privé performant ?

Dans cette école de Boulogne-Billancourt, située à la limite du XVIe arrondissement de Paris, ce n’est pas le coût de l’établissement qui pose problème pour les familles. Mais si cet établissement semble s’en sortir, il n’en va pas de même pour toutes les écoles privées du territoire.

Cette augmentation de demandes a multiplié le nombre d’élèves dans les classes. Avec 32 élèves, Marie, enseignante en CM2 dans le privé, témoigne : « C’est un nombre qui peut être gérable. Mais il faut y ajouter l’hétérogénéité des élèves. Certains sont en difficulté et nécessitent un suivi adapté, qu’on ne peut mettre en place lorsqu’il faut faire avancer les autres qui ont plus de facilités. En réalité, alors que le suivi des élèves était un facteur important pour les familles, il s’avère de plus en plus compliqué à instaurer ».

De son côté, l’école publique souffre de clichés dont elle a du mal à se débarrasser : absentéisme des professeurs, manque d’encadrement, immobilier obsolète… (…) D’autres accusent le ministère de l’Education Nationale de pousser les familles vers le privé via des réformes très largement contestées. Pourtant ces dernières y seront également appliquées !

L’école, qu’elle soit laïque ou religieuse, gratuite ou payante, a des failles que l’institutrice pointe du doigt, qu’il est donc urgent de pallier afin de stopper la perte de confiance de la population dans cette institution.


Lorraine Redaud – Source (extrait)


 

2 réflexions sur “Enseignements : La cote pour les établissements privés !

  1. Honorat 18/01/2017 / 11h29

    A Marseille Gaudin aide les écoles privées et laisse les écoles publiques se dégrader.
    Lisez « la fabrique du montre » de Philippe Pujol. Gaudin y apparaît dans sa triste vérité.

    • Libre jugement 18/01/2017 / 12h20

      Le choix de subventionner des locaux d’enseignements « primaire » publics ou privés, relève des précédemment des Mairies et maintenant souvent des intercommunalités (voire des communautés d’agglomérations), c’est l’élu et son conseil qui repartissent les fonds, fonction de leur approche de société et souvent selon leur appartenance politique.

      C’est donc selon le résultat du vote électoral que dépendra l’attribution des subventions vers les établissements publiques ou privés.

      Notez qu’a l’heure actuelle dans la ruralité, les présidents d’intercommunalités et des communautés d’agglomérations sont désignés/elus en bulletins secrets par chaque maire et 1 ou 2 adjoints (selon le Nb d’habitants) représentants les communes comprises dans la limite de ces organisations.
      Il en sera différemment pour les prochaines élections ou il faudra voter à la fois pour les Maires et pour le président et les délégués de fonctions qui géreront les intrecoms ou communauté d’agglos.
      Les maires, après avoir transféré nombre de pouvoir (au prétexte de mutualiser afin de réduire les financement, en fait pour diminuer le nombre de grands électeurs (ceux qui élisent entre autre les sénateurs), les maires donc, s’effaceront au profit des présidents intercoms, d’agglos, urbaines ou de métropoles. Les Maires ne seront pratiquement plus décisionnaires sur bien des choses, leur resteront à terme, la fonction de police (ordre public) et gestion de l’état civil et quelques représentation au sein de syndicats (eau, électricité, transport, …
      Qui disait qu’il faut dégrossir les strates administratives lorsqu’en plus de toutes ses appellations et conditionnements (parfois se recoupant) des limites décisionnaires, il faut ajouter le département la région, l’état et l’Europe.

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