Il s’agit de faire appel à votre mémoire pour cette annonce pas si vieille que ça, mais qui fît largement les choux-gras des médias et mit en opposition partisans et détracteurs. MC
Colère et émotion chez Air France après l’épisode de la « chemise déchirée »
Après l’agression lundi de dirigeants d’Air France, l’émotion reste forte au sein de la compagnie. Mais certains salariés accusent la direction de vouloir se servir de cet épisode « déplorable » pour faire passer un plan social drastique.
« C’est vraiment le monde à l’envers », s’insurge Julie, agent au sol chez Air France. « On nous saigne depuis quatre ans, on nous annonce qu’on va nous virer et pourtant, on apparaît comme des gens violents, et la direction passe pour une victime ! » Pour cette salariée d’une trentaine d’années, salariée depuis 2005 dans la compagnie, l’épisode de la « chemise déchirée » de Xavier Broseta, le directeur des ressources humaines d’Air France, poursuivi et molesté lundi par des syndicalistes en colère, est « évidemment » un acte « honteux » qui ne « fait pas avancer le débat », mais c’est aussi un acte désespéré. « On se serre la ceinture pour quoi ? Cela fait des mois que l’on sait comment tout va se terminer… Je n’excuse pas le geste de ces syndicalistes mais je le comprends », ajoute-t-elle. (…)
La compagnie a annoncé, lundi 5 octobre, 2 900 nouvelles suppressions de postes et le retrait de 14 avions de sa flotte long-courrier d’ici 2017 au cours d’un CCE interrompu par des violences. L’annonce de ce « plan B » était consécutive à l’échec des négociations avec le personnel navigant. Sur les 2 900 licenciements à venir, 300 toucheront les pilotes, 700 les hôtesses et stewards et 1 900 concerneront le personnel au sol comme Julie et Lexy, a détaillé un élu CGT cité par l’agence Reuters.
« Mon salaire est gelé depuis quatre ans et je travaille 30 minutes de plus chaque jour »
Charlotte BOITIAUX – Source France 24 (Extrait), 06/10/2015 –
Changerez-vous votre vision par rapport à la médiatisation relatée en Octobre ?
L’information d’Octobre 2015 était alors « interprétée » par des personnes qui plus est, etaient visiblement sélectionnées par les médias, pour leurs virulentes indignations envers les syndicalistes. MC
Non, cela ne change rien. Le PDG d’AF est un voyou. Ses salariés lui ont donné un avertissement qu’il n’oubliera pas. Pour autant, je ne cautionne en rien leur violence. Si Juniac eut été intelligent, il aurait stoppé les procédures de licenciement et engagé le dialogue. Mais lui et nous ne vivons pas dans le même monde.
Si cela change d’associer ces deux informations et tu le dis bien dans ton texte puisque maintenant tu mets dans le même sac le PDG et les personnes ayant fait des exactions coupables certes, mais compréhensibles à la vue de tant de décalage … les 2900 licenciements, l’autre les remerciements chiffrés à 1 million pour cela.
Non. Une agression reste une agression, qu’elle soit commise par un patron ou un salarié. Le reste, c’est de l’interprétation partisane.
Il me semble avoir écrits : « les personnes ayant fait des exactions coupables » … et tu écrits « Le PDG d’AF est un voyou. Ses salariés lui ont donné un avertissement qu’il n’oubliera pas. »
Nous sommes donc d’accord, dans quelques mois que restera-t-il de cette sortie glorieuse du PDG …. rien par contre chacun se fera un « plaisir » de ressortir la chemise déchirée.
M’importe qu’une chose, que vérité soit écrite et pas relatée a sens unique.