Ses livres traduits en 35 langues…


Marguerite Donnadieu, née en Asie, dans un pays qui s’appelait l’Indochine, était une fillette frêle, brune, avec des yeux en amande. Elle avait un petit frère, Paul, et un grand frère, Pierre, qui la tapait souvent avec un bâton et était le chouchou de la famille.

Sa maman, institutrice, était dure avec elle et l’appelait « ma petite misère ».
Drôle de surnom, tu ne penses pas ?…
Il faut dire qu’elle en a eu, des malheurs, sa mère. Elle avait acheté, très cher, un terrain pour y cultiver du riz et nourrir toute sa famille. Mais chaque année, la mer emportait toutes les jeunes pousses de riz, et Marguerite voyait les enfants autour d’elle mourir de faim sous ses yeux.
Elle s’est alors fait cette promesse : « Un jour, j’écrirai tout cela ».

Partie d’Indochine, elle a rejoint la France sur un grand paquebot — puisqu’à l’époque les avions n’existaient pas — et a fait ses études à Paris.

Elle n’a jamais cessé d’écrire des romans, des pièces de théâtre et des scénarios de films, sous le nom de Marguerite Duras. En 1984, elle a été la lauréate du prix Goncourt, récompense littéraire la plus prestigieuse, accordée jusqu’alors à seulement six femmes dont Simone de Beauvoir. Elle est retournée voir sa mère, qui habitait en province et était devenue très âgée, et lui a montré son roman primé, L’Amant.

Marguerite Duras est l’une des auteures les plus étudiées à l’école.


Si les autres ne croient pas en toi, prouve-leur qu’ils ont tort.
Avance, crée, fais ton propre chemin.


Sophie Carquain. Recueil : « J’aimerais te parler d’elles ». Éd. Albin-Michel
N’hésitez pas à offrir ce livre, il est tout autant à offrir aux enfants dès l’âge de 8/10 ans, qu’aux adultes. Il devrait « trôner » dans toutes bibliothèques. MC