Elle gît la peluche, près du petit corps recouvert du voile de la mort. Cette photo, insupportable, inconcevable (devait-on la publier ? [j’ai pris et assume le choix de ne pas publier cette photo de Reuter, liv=bre au lecteur de se la procurer-MC]) va nous hanter longtemps, sans doute jusqu’au bout du chemin.

Dans un entretien au quotidien Libération, diffusé le 18 mai, le dessinateur Luz a annoncé qu’il quitterait la rédaction de Charlie Hebdo en septembre. Après l’attentat du mois de janvier, il avait continué à travailler “par solidarité, pour laisser tomber personne. Sauf qu’à un moment donné, ça a été trop lourd à porter. Chaque bouclage est une torture parce que les autres ne sont plus là. Passer des nuits d’insomnie à convoquer les disparus, à se demander qu’est-ce que Charb, Cabu Honoré, Tignous auraient fait, c’est épuisant.”

Luz

L’article de Laurent Joffrin paru dans libération ce jour, offre au lecteur une compréhension de l’ambiguïté dans lequel travail les caricaturistes et journalistes de « Charlie hebdo ». Sans doute quelque grincheux lecteurs trouveront à redire, pourtant il me semble que pour une fois Laurent Joffrin a très bien analysé la situation de cet hebdo. MC

Depuis les attentats qui ont secoué la France, des dizaines de personnes ont été condamnées à de la prison ferme pour apologie du terrorisme, tombant sous le coup d’une loi aussi récente que controversée. Au point de menacer la liberté d’expression ?

Après la diffusion de messages haineux à l’encontre de Charlie Hebdo ou des musulmans, certains évoquent un plus grand contrôle d’Internet.

Mercredi 7 janvier. Moins d’une heure après l’attentat à la rédaction de Charlie Hebdo, Internet s’enflamme. Le slogan « Je suis Charlie » charrie avec lui les messages de fraternité et de liberté.

L’attentat contre Charlie Hebdo est un attentat contre la France, l’Europe, l’Occident. Mais le Vieux Continent doit continuer à croire en ses valeurs et les défendre plus que jamais. C’est la seule réponse à apporter au terrorisme, estime le directeur de La Repubblica.

La polémique enfle autour de l’humoriste Dieudonné. De tout temps les humoristes ont à un moment ou un autre, outrepassé l’humour, s’attaquant moralement, intellectuellement ou physiquement à des personnes, pour leur appartenance à des communautés, partis politiques, etc. De là à appliquer la censure comme solution, il doit y avoir un grand moment de réflexion avant de l’appliquer, car n’en doutons pas, à partir du moment où on commence à censurer un humoriste en raison de ses propos, qui définira les propos malveillants de la satire, du droit de s’exprimer, du droit de faire rire, du droit de savoir … Que l’on condamne Dieudonné pour ses propos racistes, personnellement ne me dérange pas ; mais quid des pamphlétaires Guy Bedos, Stéphane Guillon, Gaspard Proust,… Et encore, quels destins auront les dessins satiriques, faudra-t-il revenir à la censure comme en 40 ou pendant la guerre d’Algérie, des journaux tels que le Canard enchaîné, Charlie hebdo, Le Monde, L’humanité, etc.

Franchement Valls, tu nous enm…  Perso, Dieudonné je ne l’écoute pas, m’intéresse pas, n’irais pas le voir. MC

 

Les dirigeants politiques et les responsables religieux sont-ils obligés d’imputer la responsabilité des violences à l’auteur d’un navet foutraque, l’Innocence des musulmans, comme pour accorder des circonstances atténuantes à l’ire des intégristes ? Doivent-ils dénoncer comme une  » provocation  » l’initiative de Charlie Hebdo de publier des caricatures ?