Depuis longtemps, des parlementaires et diverses personnalités se plaignent de l’opacité de l’annexe au projet de loi de finances portant sur l’aide publique au développement (APD). Cette question a pourtant fait l’objet d’une recommandation particulière de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, qui, en 2012 déjà, déplorait que « la politique d’aide au développement a longtemps été synonyme d’opacité : opacité du budget, dont les enjeux ne peuvent être compris que d’un nombre restreint de spécialistes ; et opacité des statistiques, qui agrègent des données hétérogènes ».