Si nous parlions immigration,

Une nécessité alors qu’il y a un manque patent de main d’œuvre
en France, mais aussi, voir surtout, l’absence
du renouvellement naturel de la population

Annoncé depuis des années, le croisement des courbes est maintenant là : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a moins de naissances que de décès en France. Ce n’est pas que les Français refusent d’avoir des enfants. Au contraire : la polémique sur les wagons SNCF pour les moins de 12 ans – mais permis aux chiens – montre que le rejet des jeunes enfants est un sujet très sensible dans notre société.

Le désir d’avoir des enfants diminue en France, les couples préférant un ou deux enfants en raison de la crise du logement, de la difficulté à concilier travail et famille, et du coût des études supérieures, ce qui soulève des inquiétudes pour l’avenir de la société.

C’est triste, mais c’est aussi inquiétant pour notre modèle social. La baisse du nombre d’actifs (donc de cotisants), combinée avec l’allongement de la durée de vie et de la dépendance, est un cocktail explosif. Il devient necessaire d’explorer les solutions possibles.

Nos voisins ont compris, qu’ils soient de droite ou de gauche. En Espagne et en Italie, des milliers de titres de séjour seront délivrés aux travailleurs, non par humanisme, mais pour l’économie. La France a un retard dans cette recherche de main-d’œuvre, ce qui pourrait lui coûter cher. Nous manquons de bras, pas seulement dans le bâtiment et les cuisines : sans étrangers, l’hôpital public s’effondre et le secteur de l’informatique est à l’arrêt. Les immigrés ne prennent pas nos emplois ni nos salaires : ils répondent à nos besoins.

Cette vérité sur l’immigration reste mal acceptée, malgré l’idée fausse qu’elle est « hors de contrôle ». En 2023, la France se classe au 25ᵉ rang de l’OCDE pour les nouveaux titres de séjour, les étrangers représentant 11 % de la population. Bien que 70 % des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés, cette perception est souvent déformée. L’intégration est le véritable défi à relever, négligé depuis la présidence de Sarkozy.

Il y a un an, « le Nouvel Obs » a présenté un conclave de la gauche avec douze propositions. En 2023, des voix ont appelé à une convention citoyenne, mais le gouvernement a plutôt adopté une loi restrictive, provoquant des réactions négatives. Face à une campagne présidentielle tendue, la gauche doit s’ériger contre le populisme et la xénophobie, des sujets désormais incontournables en France.


Extraits d’un article signé Flore Thomasset. Le Nl Obs N° 3203- 05/02/2026

L’avis de B.H.

Je suis étonné qu’on puisse dire de pareilles âneries.

La France vient de dépasser l’Espagne pour le chômage des jeunes de moins de 25 ans, elle a le taux d’inactivité le plus élevé d’Europe, mais au lieu de faire travailler tout le monde, et donc rééquilibrer nos comptes sociaux, la gôche baba veut nous faire croire qu’il faut plus d’immigrés, qui en plus par leurs transferts de devises vont encore aggraver le déficit financier de la France.

On nous prend vraiment pour des cloches

L’avis de Pat LeR.

Comme quoi, avec les chiffres, on peut continuer à dire ce que l’on veut…
Pour ma part, je pense, sur ce sujet ultra-sensible, que peu importe le nombre, qu’il y ait en France trop ou pas assez d’émigrés, ce qui compte, c’est de savoir s’ils trouvent du boulot. Or, trouve à des postes hauts placés, des médecins, des politiques OK… mais la grande majorité galèrent… parce que même là où on a besoin de bras, ils ne vont pas plus que les Français ou ils ne sont pas acceptés… (la particularité ne doit pas masquer la généralité).

Sans parler d’une « immigration » franco-française (je parle des iliens, mahorais ou autres) vus comme des étrangers.
À cela, on rajoute un autre problème d’une certaine jeunesse qui ne veut pas se salir les mains, des employeurs qui réclament un savoir-faire, savoir être et recommandations, la disparition de métiers industriels… et que chacun désigne ses coupables !…

L’avis de RBLAPLUME

C’est un climat général de morosité et d’inquiétude.
L’immigration est un phénomène, vieux comme l’humanité.
Notre pays, par sa géographie et son histoire longue est un territoire d’immigration.
Maintenant, par l’utilisation des médias rendant nos pays très attractifs et des circonstances particulières de guerres, difficultés économiques ou climatiques, le flot d’immigration ne peut que se poursuivre.
Il faut donc faire avec et prendre des mesures d’accueil et de formations permettant d’assimiler ces populations.
Il faut du courage politique et des investissements de toutes natures.
Un plus long développement serait nécessaire pour concilier respect de nos « valeurs » et développement économique.


Nouvel avis de B.H.

Il y a un chiffre qui m’inquiète dont on ne parle jamais, l’excédent commercial agricole français a atteint son plus bas niveau depuis que ces statistiques existent : 200 millions d’euros. Ça veut dire que la France est à la limite de sa capacité à nourrir sa population, alors vouloir rajouter des bouches à nourrir, est-ce une bonne idée ?

La France est passée en dessous de la moyenne européenne pour le niveau de vie, et encore, on ne compte pas dans ce chiffre l’argent qui part à l’étranger, car la France est le premier contributeur européen pour les pensions de retraités payées hors UE, ce qui réduit encore le PIB réel par habitant.

Et d’aucuns pensent qu’on peut encore rajouter de l’eau dans une bouteille déjà prête à déborder.




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