Municipales, presque demain !

S’il est peu probable à ce stade qu’elles soient assorties d’un vote pour renouveler l’Assemblée nationale, le PS semblant se diriger vers une non-censure du gouvernement Lecornu, l’enjeu n’en sera pas moins crucial à seulement un an de la présidentielle. Les grandes villes notamment seront scrutées de près, droite et extrême droite rêvent d’en faire leur laboratoire et d’en expulser la gauche.

À Paris, par exemple, la ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé hier qu’elle quittera bientôt le gouvernement pour se consacrer à une campagne qui pourrait se finir en une abjecte alliance avec l’extrême droite. « Jamais, je ne ferai perdre la droite », a déjà promis Sarah Knafo, la candidate de Reconquête — le parti d’Eric Zemmour, cet homme multicondamné pour incitation à la haine — dont une partie de LR espère qu’elle participe à une primaire commune pour 2027.

Le Rassemblement national, lui, vise davantage Marseille où Marine Le Pen a fait le déplacement ce week-end pour le lancement de Franck Allisio. « Lorsque tu auras obtenu (ce) premier résultat, Franck, dans un an l’heure sera alors venue pour une autre alternance », espère celle qui dès ce lundi [19/01/2026] retourne sur les bancs du tribunal pour son procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

Le danger guette, non seulement pour les communes qui seraient livrées à une telle gestion, mais au-delà. « Toute victoire du RN dans une grande ville l’aiderait symboliquement dans la perspective de la présidentielle ».
La gauche est pourtant divisée, LFI ayant décidé de faire cavalier seul au premier tour et le PS rechignant bien souvent à envisager une alliance au second… Là encore une préfiguration de 2027 ?


Julia Hamlaoui


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