Un Roman au « découpage » particulier…
Le rythme de la narration de ce roman est étonnant. Nous sommes loin de la structure habituelle parsemée de chapitres, que chacun connait.
Dans ce livre, l’auteur propose des « pavés », comme autant d’anecdotes ; certaines étant la continuité de la précédente, d’autres anticipent le déroulement de l’histoire ou informent sur un passé pourtant jamais dit précédemment.
Le titre Haute-Folie — avec très important, LE trait d’union entre les deux mots — traduit le contexte du texte.
Un texte que j’ai eu plaisir à lire. Un texte qui reste en mémoire, bien longtemps après avoir refermé la dernière page. MC

4ᵉ de couv
« Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or, ils sont là. Ils n’existent plus, or, ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oublies, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom.
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« Haute-Folie » raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu’il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu’est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n’ont nulle part où aller ?
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Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l’histoire est ensevelie sous le silence.
Antoine Wauters. Haute-Folie Ed Gallimard