Maccarthysme US

Un « vent de maccarthysme ». C’est ce qu’a dénoncé sur X, l’ancien commissaire européen Thierry Breton à l’annonce de son interdiction de séjour aux États-Unis, qui concerne aussi quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, imposée par l’administration Trump.

Dans le collimateur de Trump depuis qu’il est revenu au pouvoir, l’Union européenne a rapidement réagi et condamne fermement des sanctions « injustifiées ». Une réaction partagée par la majeure partie de la classe politique française.

• L’Europe dans le collimateur de Trump

Le président américain Donald Trump mène une offensive d’envergure contre les règles de l’Union européenne entre autre, sur la tech qui imposent aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les États-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.

L’UE dispose, de fait, de l’arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique. Washington a notamment très mal pris l’amende de 120 millions de dollars infligée par l’UE début décembre à X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, décrite par Marco Rubio comme une « attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain par des gouvernements étrangers ».

Pour la diplomatie américaine, la législation européenne confine à la censure. « Depuis trop longtemps, les idéologues européens mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions américaines auxquelles ils s’opposent », a fustigé mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur X. « L’ administration Trump ne tolérera plus ces actes flagrants de censure extraterritoriale », a-t-il ajouté.

• Thierry Breton dénonce un « vent de maccarthysme »

« Un vent de maccarthysme souffle-t-il à nouveau ? », s’est interrogé le Français en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950.

« Pour rappel : 90 % du Parlement européen – démocratiquement élu – et les 27 États membres à l’unanimité ont voté le DSA », la législation européenne sur le numérique, a-t-il souligné. « À nos amis américains : “La censure n’est pas là où vous le pensez” », a-t-il conclu.


Par le Service Actu du Nl Obs (article en lecture libre).

L’avis de B. H.

Il faut aller plus loin face aux menaces constantes de Trump.
Par exemple limiter les parts de marché de google et Amazon, ce qui est fait aux USA.
Il y a des concurrents européens de google crédibles.
L’UE peut aussi imposer un autre logiciel que androïd ou windows.


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