Honteux ces nostalgiques adorateurs d’un traitre à la patrie, condamné en son temps a juste raison…
Cet entrefilet caché dans un coin de page du quotidien Le Dauphiné du 13/11/2025 dont le titre m’a interpellé… MC
Meuse. Non à la messe pour Pétain.
À Verdun, une messe devait initialement se tenir samedi [15/11/2025] en hommage à Philippe « Petain et ses soldats », comme l’a révélé l’Est Républicain.
Elle n’aura pas lieu : le maire (DVG) Samuel Hazard a annoncé mardi [11/11/2025] avoir pris un arrêté interdisant cette cérémonie.
« Je n’accepterai jamais qu’une messe soit célébrée à Verdun en hommage à Pétain, frappé d’indignité nationale en 1945 et donc déchu, entre autre, de son grade militaire », a-t-il publié sur ses réseaux sociaux, justifiant des éventuels troubles de l’ordre public.
Non, la bête immonde n’est pas morte et il y en a même qui rêvent de la voir au pouvoir, d’autres manigancent pour l’y propulser – tout cela grâce à leur contrôle sur les médias, qui leur offre le luxe de manipuler l’opinion publique en distillant des discours révisionnistes, fascistes, et en soutenant des intérêts industriels tout en prétendant représenter la classe ouvrière.
Dans ce climat délétère, trop de naïfs se laissent piéger, ingurgitant sans discernement les messages toxiques qui leur sont martelés chaque jour, oubliant les valeurs essentielles d’une véritable démocratie qui prône la conscience et le jugement libre.
Michel
L’Avis de RBLAPLUME
L’ignorance et la bêtise nourrissent le fanatisme et préparent aux totalitarismes.
La banalisation de ces actions de réhabilitation des traîtres à la patrie et à la République sont les signes précurseurs de nos renoncements à venir.
Il est heureux que des femmes et des hommes s’opposent à de telles ignominies.
Merci, … d’être une vigie vigilante de notre démocratie en sursis.
La messe en hommage à Pétain a eu lieu dans une église de Verdun fermée au public
Une vingtaine de personnes a assisté ce samedi 15 novembre 2025 à un office religieux controversé en l’honneur du maréchal Pétain dans une église de Verdun.
Arborant une pancarte sur laquelle on pouvait lire, « Catho pas facho », Mariette, une habitante de Verdun, répond à de nombreuses sollicitations. « Je pense que mon église cautionne l’antisémitisme et je ne suis pas d’accord » dit-elle, « Pétain a collaboré avec l’Allemagne nazie et en tant que chrétienne, ce n’est pas possible. C’est important pour moi d’être là. » « Il ne fait pas banaliser le mal« , ajoute Séverine, « il y a des choses qu’on ne peut pas tolérer. Camus disait : « un homme, ça s’empêche ». Il faut continuer à vivre tous ensemble dans le bien et pour le bien de tous. On a un modèle républicain qu’il faut défendre.«
Henri Massol, le fils du président de l’ADMP, à l’origine de la cérémonie, explique que son père, est « retenu en province et ne peut être là« .
Interrogé par France 3 Lorraine, il ajoute : « Nous sommes très étonnés de tout ce charivari, de ce déferlement de forces de police, d’élus, etc. Tout ça pour honorer un mort, le sauveur de Verdun et les morts de Verdun. Nous sommes étonnés de ce déferlement et de cette hostilité, plus de cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Comme disait le maréchal, le premier à avoir gagné la bataille, c’est le poilu. Il y avait un chef, c’était le général Pétain à l’époque. C’est sûr qu’il y a beaucoup de choses à revoir avec la Seconde Guerre mondiale, mais c’est le travail de tout historien. Pétain a fait don de sa personne à la France pour atténuer son malheur avec des aléas et des choses moins glorieuses, c’est évident, mais il a donné à manger aux Français pendant quatre ans et il a fait revenir deux millions de prisonniers. C’était quand même pas mal. Il a donné à bouffer aux Français ».
Jean-Christophe Panek. FranceInfo (extraits) – Source lecture libre.
« Il est encore fécond le ventre d’où a surgi la bête immonde. » Bertolt Brecht