L’état de fumier

La décomposition jusqu’à la putréfaction de l’architecture institutionnelle de la V République est bien avancée. Même le pouvoir présidentiel si mythifié ne repose plus sur aucune majorité politique, mais sur la croyance, organisée sur sa légitimité. Le grand barnum médiatique sert en temps réel des tonnes d’anecdotes, juxtapose des faits et des émotions, projette des angoisses, des sentiments et ressentiments. La politique est ainsi transformée en un flux continue de petits faits, de récits sans importance aussitôt dit, aussitôt démentis aussitôt remplacés dans la fuite en avant du déroulement désordonné du cirque. Tout est ainsi fait pour brouiller les pistes, pour empêcher de comprendre. Le trouble sert le découragement. Le découragement pave la voie par laquelle passe le rouleau compresseur de la destruction de l’État social. 

Décomposition.

Ainsi, jour après jour la décomposition poursuit son œuvre sous nos yeux, semant incrédulité et dégoût. 

Oh, il y aura bien des soubresauts, des faux-semblants, des coups de poker, de grands rideaux des apparences déployés, tirés, repassés par des zombies et des « sachants » a l’air pénétré, lisant l’avenir sur les rides creusées d’un système en perdition avec la rigueur des bonimenteurs.  

Leurs vulgaires missions consistent à détourner les regards de l’essentiel : il n’y a pas de majorité dans le pays.


Courts extraits de la lettre du 19 Oct 2025. Patrick Le Hyaric Source Lecture Libre

L’avis de R.B.

Je partage cette analyse.
Je me permettrai d’y ajouter un paramètre qui s’appelle la corruption qui a commencé avec M. Giscard d’Estaing sous différentes formes jusqu’à la situation actuelle.
De plus cette corruption peut avoir deux versants :
1. corruption active ou
2. corruption passive.
À ce paramètre s’ajoute la peur de représailles des personnes ou structures que l’on met en cause. Peur dans les têtes pour son plan de carrière, son emploi, ses demandes de santé, etc.
La sérénité a disparu d’autant que la submersion par des infos vraies ou fausses perturbent notre esprit critique.
Toujours être sur le qui-vive crée l’angoisse, l’anxiété et la soumission.
Chacun fait en sorte de créer ses propres réseaux ou solidarités de communautés pour passer le cap des incuries des pouvoirs publics. La débrouille, le contournement des obstacles devient la règle jusqu’à accepter des présences de justices et polices parallèles.
En fait la destruction des services publics ou entreprises publiques trouble la mémoire collective et nuit à la cohésion sociale.
La collectivité nationale se délite.
Les politiques par leurs inconstances idéologiques, voire politiques et leurs attitudes favorisent des réactions favorables à l’anti-parlementarisme et préparent la venue des extrémistes de sinistre mémoire.
Le changement de structures institutionnelles peut aider à modifier le paysage politique, mais ça ne suffira pas !
Les révoltes Citoyennes peuvent avoir différents ressorts qui se nourrissent de faits divers, de mesures gouvernementales ou de ras-le-bol.
Le sentiment que tout part en « couilles » comme je l’ai entendu dans un lieu public dans ce pays gouverné par le dit Jupiter et son Lecornu est très répandu dans tous les milieux.
Le « casse du Louvre » ne va pas arranger le sentiment national ni l’image de notre pays dans les médias internationaux.
RBLAPLUME

L’Avis de B.H.

Il n’y a pas de majorité, à part contre Macron.
Il n’y a donc, à mon sens, que 2 solutions :

  • soit l’élection uninominale à un seul tour donne la majorité au premier parti en voix obligeant à faire des coalitions avant l’élection,
  • soit on passe au système allemand où il y a obligation de constituer une coalition AVANT la nomination d’un ministère.

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