Suite d’article-IA et l’École

Cette problématique n’est pas nouvelle. Qu’est-on censé enseigner de manière plus ou moins académique et pour quelle finalité ?
Je vais m’efforcer d’être court.
La question du soutien culturel, linguistique du milieu familial a été maintes fois posée. Mais il y avait un « juge de paix » le devoir sur table connu sous différents vocables. Seul(e) avec sa feuille blanche, son stylo à plume ou son bic et sa tête sans anti-sèches » ! Que tout cela est archaïque, dit-on à l’heure de l’écriture prédictive !
Depuis quelques années, un paramètre de plus fait irruption, l’I.A. Celle-ci-ci est intrusive dans la relation Maître-Élève notamment en termes de connaissances et de légitimité pour le Maître et l’Élève. Le mot Maître désigne l’Enseignante et Enseignant, au sens noble du mot ainsi que le mot Élève.
Il y a des décennies que les vraies connaissances ne se mesurent plus sur « tables ».
Le devoir sur table, trop contraignant et peu valorisant suivant les normes pédagogiques post-soixante-huit, pour les parties : administration d’établissement, Maître-Élève et Parents d’Élèves.
Néanmoins, la feuille blanche demeure un temps indispensable, en présence active du Maître, sans aide si ce n’est celle de ses connaissances personnelles et de ses compétences de savoir-être, sur un temps donné, sans tricher pour connaître sur une thématique donnée son niveau à une période, d’un cursus de l’année scolaire ou d’un cycle universitaire.
Je note que les jeux télévisés utilise ce procédé de sélection sous une forme plus « fun », plus ludique et répétitive !
La chose est encore vrai pour des concours administratifs ou d’autres cursus universitaires.
Puis vient la phase de correction aussi importante que le devoir sur table !
Je crains que l’I.A n’est que le début d’un long procédé de déshumanisation et de transfert de notre intégrité intellectuelle et morale et physique vers « la machine ».
Dans bien des domaines, nombre de personnes dépourvues de ces nouveaux instruments (téléphones, ordinateurs, aides à … ) de vie familiale, sociale, professionnelle se sentent « nues » et tétanisées !
L’I.A doit être un outil et non pas un Maître !
Même dans le domaine de la guerre, l’I.A va s’incruster et va sans douter nous déposséder de notre propre libre-arbitre ? La science-fiction a parfois des visions prophétiques !
Déjà, dans les domaines des médias de sérieuses questions se posent : véracité des images, des écrits etc…
La médecine, la chirurgie, la recherche en général, les activités spatiales en disent le plus grand bien.
Je m’en réjouis pour les patients, les malades, les accidenté(e)s et l’environnement.
Tant mieux pour ces secteurs d’activités, je crois que nous cohabitons avec ces outils plus ou moins sophitiqués. Pour combien de temps ?
A ce jour, nous en sommes encore les inventeurs ou inventrices ! Qu’en sera-t-il de main quand l’I.A aura pris la « main » ?
Déjà de nombreux établissement, dans certains pays, bannissent le numérique dans les Écoles. Il se murmure que les enfants des grands noms de la Silicon Valley fréquentent des établissements scolaires de type traditionnel avec libres, cahiers etc…
En fait, le vrai questionnement, pour moi, l’I.A est-elle un nouveau pouvoir en passe de nous assujettir ? A-t- on dépassé le stade de la maîtrise de cette intruse ou de ce « Prométhée « ?
De quelle sagesse faut-il se doter pour en faire le meilleur usage ?
Où et comment va-t-on l’enseigner et l’acquérir cette sagesse aux multiples visages ?


RBLAPLUME


Une réflexion sur “Suite d’article-IA et l’École

  1. bernarddominik 02/07/2025 / 9h59

    Oui une réalité. Mais à voir les mauvais ciblages publicitaires que je reçois, pourtant générés par l’IA, il y a encore des progrès à faire. Visiblement l’IA a de la peine à sortir des sentiers battus, et c’est un de ses grands problèmes, avec l’absence d’esprit critique sur ses résultats, et l’absence de responsabilité sur ses choix

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