Anne-Sophie, c’est (c’était !) pugnacité, rigueur, indépendance…
Autant de qualités que beaucoup reconnaissent à Anne-Sophie Lapix, et qu’elle a pu largement démontrer au fil des huit années passées au 20 heures de France 2, notamment lors des interviews politiques.
Pourtant, la journaliste vient d’être débarquée de son prestigieux fauteuil — elle présentera son dernier JT à la mi-juillet 2025.
Remerciée pour avoir plutôt bien fait son travail,
c’est forcément un peu troublant.
Jusqu’ici, la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, lui avait toujours affiché un soutien indéfectible. C’est d’ailleurs l’ex-patronne d’Orange France qui l’avait installée en 2017 à ce poste si convoité, en lieu et place de David Pujadas.
Jusqu’ici, elle avait toujours fait fi des diverses pressions politiques, singulièrement en provenance de l’Élysée, qui aurait demandé la tête de la journaliste à plusieurs reprises. Lors de la dernière campagne présidentielle,
Emmanuel Macron n’avait d’ailleurs pas daigné se rendre sur son plateau, se rattrapant juste avant le second tour. De même, lui et Marine Le Pen avaient fait front commun pour qu’elle ne coanime pas le débat de l’entre-deux-tours au côté de Gilles Bouleau (TF1), au profit de Léa Salamé.
Ses questions jugées trop incisives et critiques
semblaient gêner pas mal de monde.
Curieux pays où le personnel politique
peut choisir à sa guise ceux qui les interviewent.
Alors oui, la journaliste a, en interne, la réputation d’être inflexible et solitaire. La nouvelle formule rallongée (d’un quart d’heure) de son 20 heures, ambitieuse et exigeante, peine à trouver son public.
La grand-messe de France 2 continue d’être largement devancée par celle de TF1, qui attire en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs chaque soir de semaine, contre moins de 4 millions pour la Deux. Une nouvelle incarnation — Caroline Roux (C dans l’air, L’événement) tiendrait la corde — inversera-t-elle la tendance ? C’est sans doute le pari de la direction.
Il n’empêche : la première décision
du troisième mandat
de Delphine Ernotte Cunci interpelle,
à un an des élections municipales,
deux de la présidentielle.
Le « scalp » d’Anne-Sophie Lapix serait-il un gage donné par la patronne de France Télévisions pour continuer de « fluidifier » les relations avec l’Élysée, en vue de sa potentielle nomination à la tête de la future holding de l’audiovisuel public ?
On espère que non.
Richard Sénéjoux. Télérama. N° 3934. 04/06/2025
Entre Fr 2, la 3, la 5 et France TV, autant de chaînes d’État, au service de l’État, se dressent face à une multitude de chaînes privées appartenant à des chefs d’entreprise influenceurs, qui façonnent une société selon leurs propres intérêts et visions.
Dans ce contexte, interrogeons-nous sur la véritable indépendance des médias, audio comme écrit. Ils restent bien peu nombreux ceux qui conservent une autonomie éditoriale et financière réelle, libres de dire ce qu’ils souhaitent sans pression ni influence extérieure.
Cette situation soulève la question : peut-on encore affirmer avec conviction que nous vivons dans une démocratie ? MC
Bonjour Michel, pour répondre à ta question : je pense que NON! bonne journée amicalement MTH
Merci Marie pour ta réponse.
Je te souhaite une bonne journée. Amicalement. Michel
Et après ils s’étonnent que les gens fassent plus confiance aux réseau sociaux
La plupart des « journalistes » sont des passeurs de plats et des cireurs de bottes.