… tout en étant certain de ne pas se faire entendre, fait partie d’une communication gouvernementale bien orchestrée, relayée par les médias tout aussi complices.
Cette stratégie vise non seulement à cacher de nombreux problèmes internes, mais aussi à dissimuler une grande incompétence diplomatique. MC
Le ton monte entre Paris et Israël
Les tensions entre Israël et Emmanuel Macron sont devenues plus vives, vendredi [30/05/2025]. À l’origine de cette passe d’armes diplomatique un projet majeur d’expansion de la colonisation juive en Cisjordanie occupée par le gouvernement de Benjamin Netanyahou.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a défié ouvertement le président français en réaffirmant vouloir « construire l’État juif » en Cisjordanie – impossible, selon lui, d’y voir prospérer un État palestinien.
« C’est un message clair au président français (Emmanuel) Macron et à ses amis : ils reconnaîtront un État palestinien sur le papier, et nous construirons ici l’État juif israélien sur le terrain. » « Le papier sera jeté à la poubelle de l’histoire et l’État d’Israël prospérera et fleurira », a-t-il ajouté.
Depuis Singapour – dernière étape de sa tournée en Asie du Sud-Est -, Emmanuel Macron a durci le ton envers Israël. La reconnaissance d’un État palestinien n’est « pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique », a martelé le chef de l’État français sans dire clairement s’il reconnaîtrait un État palestinien à l’occasion d’une conférence internationale sur la solution dite à deux États, israélien et palestinien, à l’ONU, à New York, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite et à laquelle il participera le 18 juin.
Le président français a aussi affirmé que les Européens devaient « durcir la position collective » contre Israël « s’il n’y a pas une réponse à la hauteur de la situation humanitaire qui est apportée dans les prochaines heures et les prochains jours » dans la bande de Gaza avec, en ligne de mire, l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël qui va être réexaminé ainsi que l’application de sanctions.
Benjamin Netanyahou accuse le président français d’être « en croisade contre l’État juif ». « Au lieu de faire pression sur les terroristes djihadistes, Macron veut les récompenser en leur donnant un État palestinien. Il ne fait aucun doute que sa fête nationale sera le 7 octobre », a-t-il ajouté en référence au 7 octobre 2023, jour de l’attaque sans précédent en Israël perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui a déclenché la guerre à Gaza.
Le Dauphiné (extraits) 30/05/2025.
Israël ne risque rien de Macron, il parle beaucoup mais n’agit pas.
Comme dit dans le titre de l’article : aboyer de son fauteuil…