Le système d’attribution des bourses étudiantes — dont les étudiants actuels ou en devenir ont jusqu’au 31 mai pour remplir leur dossier social et pouvoir en bénéficier — est estimé comme étant parfois illisible et ne comblant pas efficacement la précarité. Et une réforme se fait plus que désirer.
En novembre 2024, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur Patrick Hetzel avait jugé ce système d’aides « trop complexe, parfois peu clair voire même source d’injustice ». Son successeur, Philippe Baptiste, a fait part de sa volonté de « réactiver le chantier de la réforme des bourses ». « Les discussions budgétaires sont en cours, et à leur issue s’ouvrira une concertation avec les organisations étudiantes », indique son ministère.
La Fage, une organisation étudiante, avait exprimé son impatience en organisant mi-avril un sit-in devant le ministère des Finances, réaffirmant aux côtés de la CFDT la nécessité d’une réforme « urgente ».
Une réforme « promies » par Macron
« Cette réforme, promise par Emmanuel Macron, doit exister avec des moyens », plaide aussi l’Union étudiante. Cet autre syndicat « n’ira pas à la table des concertations » si cette réforme « se fait à moyens constants », assure sa secrétaire nationale Léa Jules-Clément.
L’Unef réclame aussi la révision d’un système « injuste » et « insuffisant », selon sa secrétaire générale Hania Hamidi.
La dernière réforme, en 2023, avait revalorisé le montant de ces aides de 500 millions d’euros, permettant à 35000 nouveaux étudiants de devenir boursiers.
Mais le nombre de boursiers demeurait l’un des plus faibles depuis 2015 ; avec 679 000 bénéficiaires.
Le Dauphiné 10/05/2025