… ou « deux » France face à face.
Qu’une guerre d’image ce dimanche 06 avril 2025 à Paris ?
Attendons la suite, les programmes, le concret, la société proposée par les uns et les autres… alors que la société française n’a jamais été aussi composée d’individualiser et parallèlement individualisée à dessein.
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Dans trois lieux différents, la majorité présidentielle, le Rassemblement national et une partie de la gauche réuniront leurs sympathisants et essaieront de faire une démonstration de puissance à l’issue d’une semaine politique décisive.
Des trois rassemblements prévus, seul celui de Renaissance — le parti macroniste – était inscrit à l’agenda depuis longtemps. Initialement, Gabriel Attal, désormais à sa tête, voulait faire de son meeting du 6 avril, qu’il organise à la Cité du Cinéma à Saint-Denis près de Paris, le point de départ du renouveau de son mouvement.
Guerre d’images et de valeurs
Mais le calendrier judiciaire, avec la condamnation de Marine Le Pen à l’inéligibilité et exécution immédiate — ainsi que les dénonciations de l’État de droit qui ont suivi ont tout changé. La refondation du parti Renaissance va passer au second plan.
« Ce sera un meeting pour caractériser le moment. Tous les fondamentaux post-Seconde Guerre mondiale sont en train de s’effondrer », confie Gabriel Attal, inquiet de « la fragilisation de notre consensus démocratique ». Il devrait, dans ce discours prévu vers 15 heures, avoir des mots forts sur la démocratie, la défense de l’État de droit. Il assume le face-à-face de ce dimanche entre « deux » France dans le positionnement politique. Il sait aussi qu’au niveau des images, il ne pourra pas lutter avec le RN qui devrait réunir des milliers de personnes sous le soleil de la place Vauban à Paris, avec le dôme des Invalides en toile de fond.
Trumpisation ou pas ?
La manifestation de l’extrême droite, pensée comme une démonstration de force contre les juges, est le point d’orgue de la riposte du RN, sonné par l’inéligibilité non anticipée de sa candidate pour la présidentielle de 2027. Montée en quelques jours, elle a pour but d’afficher le soutien à Marine Le Pen qui estime que la décision de justice à son encontre vole aux Français la prochaine présidentielle.
Le mot d’ordre est fort : « Sauvons la démocratie ». D’où la confrontation dans la rue entre deux approches : au nord de Paris ceux qui veulent défendre l’État de droit, c’est-à-dire un pays où la puissance de l’État n’est pas supérieure à la loi et au centre de Paris ceux qui estiment, comme Marine Le Pen, que « L’État de droit a été violé » et qui, comme le président du RN, Jordan Bardella, comparent les juges à des « tyrans ».
« A-t-on envie que la France devienne comme l’Amérique de Trump ou non ? À Vauban, ce sera oui. À Saint-Denis, non », résume un proche de Gabriel Attal pointant le risque de trumpisation de la scène nationale.
Et à « GAUCHE »
Face à ces deux France radicalement opposées, la gauche ne reste pas muette : Le PS a défendu les juges et l’État de droit à plusieurs reprises. Socialistes et communistes ne veulent pas donner une coloration politique au rassemblement du 06 avril 2025, affiché comme anti-extrême droite. Quant à LFI il reste par sa caricature extremiste gauchisante, hors de tout rassemblement.
Nathalie Muret. Le Dauphiné 06/04/2025
Encore une simplification. Le RN ce n’est pas Trump, mais pire sur certains aspects. Pour moi il est impossible de choisir tant les paroles et.les actes sont discordants
Dans cette période politique justice et société se mêle de tout et de rien, que La grande majorité d’informations écrites, comme audiovisuels commercialisent l’information pour attraper des audiences millimétrées, permettant à quelques capitaines d’industrie d’engranger des bénéfices pour quelques actionnaires ; il ne reste plus qu’à croire que lectrice comme lecteur sauront faire La part des choses analyser le vrai du faux.
À moins que mes facultés intellectuelles aient comme certaines analyses sanguines, plus que tendance à baisser du nez.
Michel