Des informations malsaines circulent autour du programme Evars, enseigner dans les écoles publiques…
Ce programme d’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle (Evars) est l’une des cibles favorites des réacs de tous poils.
Des associations de parents pilotées par Zemmour et compagnie, aux fans de la première heure de la Manif pour tous. Même l’ex ministre délégué à la Réussite scolaire à l’automne, Alexandre Portier, a lâché dans l’hémicycle du Sénat : « Je vous le dis à la fois comme élu, mais aussi comme beaucoup ici en tant que père de famille, ce programme, en l’état, n’est pas acceptable et il doit être revu ».
Pourtant, Evars entrera en vigueur à la rentrée prochaine. Et il est grand temps : seuls 15 % des élèves ont pour l’heure droit à ces quelques heures de cours en théorie obligatoires depuis 2001.
Entendre parler à l’école de genres, de consentement, de lutte contre les inégalités, contre les stéréotypes, contre les violences sexuelles, est un pas indispensable pour mettre un terme à toutes les violences engendrées par le patriarcat.
Ces cours ne doivent pas être vus simplement comme un ajout au programme scolaire, mais comme une nécessité vitale qui prépare nos jeunes à devenir des citoyens éclairés et respectueux.
En intégrant ces thématiques dans le cursus éducatif, nous ouvrons la voie à une société plus juste, où chacun se sent en sécurité et respecté, indépendamment de son identité de genre ou de son origine.
Il est fondamental que tous les élèves, sans exception, puissent bénéficier de cette éducation essentielle. Cela permettra non seulement de sensibiliser sur les droits et la dignité de chacun, mais aussi d’encourager des comportements respectueux et responsables.
Ces enseignements devraient également inciter les jeunes à réfléchir de manière critique sur les normes sociétales et à remettre en question les préjugés qui persistent dans notre culture.
En fin de compte, l’instauration de Evars peut devenir un véritable catalyseur de changement et de progrès pour notre société. Rien qu’au regard de l’actu de ces dernières semaines, l’urgence saute aux yeux.
Synthèse d’un texte signé Julia Hamlaoui.