Une nomination qui fait polémique… une de plus
Le Journal Officiel du 19 mars 2025 a déclenché une vive polémique à l’Assemblée nationale.
La cause ?
La nomination de Dominique Voynet au haut commité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN).
Pour les députés pro-atome. « Honnêtement, c’est intolérable », a réagi le macroniste Antoine Armand, qui s’est même fendu d’une lettre à la présidence de l’Assemblée nationale. Côté Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy a même traité l’écologiste de « traîtresse, menteuse et incompétente ». Les élus de droite et d’extrême droite lui reprochent son « opposition dogmatique » au nucléaire.
Interrogée par Le Monde, l’intéressée a joué la carte de l’apaisement : « L’idée n’est pas d’y aller comme en manif avec des drapeaux, mais essayer d’en savoir plus, dans un monde qui est quand même encore relativement opaque », a-t-elle indiqué, alors que l’État projette la construction d’au moins six nouveaux réacteurs nucléaires.
C’est tout de même un comble, l’ancienne ministre de l’Environnement sous Lionel Jospin n’a jamais caché son désintérêt pour le nucléaire, une position qui a souvent suscité en son temps, des débats passionnés au sein du gouvernement et parmi les citoyens.
Cette situation, mettrait-elle en avant la complexité des choix politiques concernant l’énergie dans un contexte de transition écologique où les enjeux sont multiples et généralement contradictoires.
Qu’importe, on s’adapte, clame-t-elle, comme si cette flexibilité était la solution.
L’adaptabilité en politique, le retournement de veste, peut être vue comme une capacité à changer et à répondre aux circonstances. Reste que recevoir des émoluments pour une fonction, fait dire n’importe quoi à ceux qui sont prêts à accepter n’importe quelle responsabilité sans véritable conviction. Cela soulève des interrogations sur l’authenticité de l’engagement des responsables politiques, surtout quand il s’agit de questions aussi cruciales que celles touchant à l’environnement et à l’énergie.
Cette ambiguïté soulève des questions sur l’intégrité des décisions politiques dans des moments où l’écologie et l’énergie nucléaire doivent être examinées avec sérieux et transparence.
Dans un monde dans lequel l’urgence climatique appelle à des actions déterminées et cohérentes, il devient essentiel que les dirigeants témoignent d’un véritable engagement envers un avenir durable. Les citoyens méritent des leaders qui défendent leurs convictions, qui agissent par passion et non par pragmatisme opportuniste.
La confiance du public dans les institutions politiques repose sur la clarté des intentions et la fermeté des principes, particulièrement dans des domaines auxquels les choix ont des conséquences profondes sur notre planète et notre société.
D’après un entrefilet, paru dans le Dauphiné Libéré du 21 mars 2025
Michel
N’oublions pas que la soit disant écologiste Dominique Voynet a fait capoter le projet de canal Rhin Rhône qui aurait évité la circulation de milliers de camions. Mme Voynet est à géométrie variable, mais du moment qu’il y a du pognon à recevoir elle est là.