« Non. »
Interrogé sur un possible retour à la retraite à 62 ans, le premier ministre n’a même pas hésité une seconde ce dimanche (16/03/2025) à répondre négativement, alors qu’il s’était engagé à ce que l’abrogation de la réforme de 2023 soit discutée au sein du « conclave » qui doit réunir syndicats et patronat jusqu’au mois de mai. Conclave qui devient de ce fait obsolète.
François Bayrou ferme la porte qu’il avait fait mine d’ouvrir pour échapper à la censure en opportuniste : « Il faut se préparer sérieusement, non seulement à des menaces militaires, mais à la guerre commerciale » avec les États-Unis, a-t-il lâché.
Dans un contexte mondial de tensions croissantes et de rivalités géopolitiques de plus en plus marquées, il devient impératif de prendre en compte non seulement les dangers militaires, mais également les impacts économiques qui peuvent résulter de ces conflits.
Les échanges commerciaux, souvent qualifiés de paix par d’autres moyens, peuvent rapidement se transformer en un véritable champ de bataille où les nations s’affrontent pour défendre leurs intérêts économiques, leurs marchés et leurs innovations.
En réalité, c’est une double peine que nous promettent la France et l’Europe face à la politique trumpiste, une situation qui semble de plus en plus préoccupante pour les citoyens européens. En effet, leur seule réplique consiste en une riposte commerciale assortie d’une nouvelle salve de casse sociale, qui entraîne des conséquences dévastatrices sur les classes populaires et les petites entreprises.
L’objectif de cette réaction n’est autre que le retour du libre-échangisme à tous crins, une doctrine économique qui favorise les multinationales au détriment des travailleurs locaux, exacerbant ainsi les inégalités et créant un environnement de plus en plus hostile à l’épanouissement des droits sociaux.
L’heure appelle pourtant à rompre avec ces logiques mortifères tant pour les humains que pour la planète.
Oui, mais autant de la part de Bayrou que des syndicats c’est un raisonnement simpliste. L’âge de la retraite à 64 ou à 62 ans c’est une idée de bureaucrate. Autant un maçon un peintre en bâtiment un soudeur sont fatigués à 62 ans, autant un bureaucrate peut travailler jusqu’à 65 voire 67 ans. Mais la CGT veut absolument qu’un scribouillard de la SNCF ait sa retraite à 55 ans (un conducteur! de tgv qui conduit de 3h15 à 6h par jour prend sa retraite à 50 ans, un routier ce n’est pas le même topo) et un soudeur à 62 ans. Je me rappelle toujours que la CGT a mis en faillite les chantiers navals de la Ciotat avec la doctrine « toujours moins de travail pour plus de salaire ». Bayrou a un gros problème : il ne peut augmenter les dépenses et doit même les diminuer, et ne peut que faiblement augmenter les impôts et taxes car l’état prend déjà 50% de la richesse nationale. Dans 3 ans, au rythme actuel, la charge de la dette sera équivalente au budget de l’éducation nationale. Grâce donc à nos brillants énarques nous payons plus les financiers que les enseignants.