La candidature de Yannick Jadot, 57 ans, aux prochaines municipales parisiennes fait grincer des dents.
Plutôt que de participer à la primaire des Écologistes en mars, le sénateur a proposé que les postulants – les adjoints à la maire David Belliard et Anne-Claire Boux, la patronne des écolos au Conseil de Paris Fatoumata Koné et la porte-parole du parti Aminata Niakaté – se rangent derrière lui.
Une invitation qu’il justifie par l’urgence de faire bouger les lignes à gauche, alors que la droite parisienne « trumpisée » pourrait s’unir autour de Rachida Dati. « Si on fait une primaire, je crains qu’on ne puisse pas se rassembler ensuite, explique-t-il au « Nouvel Obs ». On aura le même calendrier que les socialistes et chacun sera dans son couloir. »
À la recherche d’une « dynamique » pour négocier la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI), l’ex-candidat à la présidentielle de 2022 n’a pas pris de pincettes. « Sa manière de faire n’a pas été très bien reçue, euphémise Aminata Niakaté. C’est maladroit et ça arrive tard. »
Le 23 janvier 2025, les trois aspirantes ont été à nouveau questionnées sur leurs intentions. « Un vrai coup de pression », relate l’une d’elles, qui aurait à voir avec leur soutien à la motion de Marine Tondelier. Plusieurs écolos parisiens estiment que la secrétaire nationale soutient Jadot à Paris pour l’écarter de son chemin vers 2027.
Pour l’heure, David Belliard, Anne-Claire Boux, Fatoumata Koné et Aminata Niakaté restent sur la ligne de départ, alors que le dépôt des candidatures sera clos le 31 janvier. « A cette date, si les autres candidats continuent, ça sera sans moi, avertit Jadot. Je ne ferai pas de primaire »
Y Jadot est clivant. Son succès autrefois aux européennes lui a gonflé les chevilles. Les verts l’ont mis au senat où les élections sont truquées car convenues d’avance en espérant le placardiser. Mais Jadot veut un poste où on parle de lui et pour ça il faut passer par dessus les autres.
« Paris vaut bien une messe…