… l’ouverture du procès du financement Lydiens le 06 janv 2025 à Paris.
À la fin de cet article, une question persiste : comment Nicolas Sarkozy, malgré ses condamnations et celles potentielles à venir, continue-t-il d’être invité à des événements officiels ? Est-il devenu une sorte de symbole, un pion représentatif des détenus condamnés fiscaux ?
Cette situation contraste fortement avec le sort réservé aux citoyens ordinaires, qui peuvent être sévèrement punis pour des délits mineurs, comme le vol d’une pomme. Cette disparité soulève des interrogations sur la justice et l’égalité devant la loi, et sur les privilèges dont bénéficient certaines figures politiques malgré leurs démêlés judiciaires. MC
L’audience judiciaire concernant Nicolas Sarkozy et ses anciens collaborateurs, Claude Guéant, Brice Hortefeux et Éric Woerth, s’ouvre dans un contexte de reconstitution symbolique de leur ancienne puissance politique.
Ces figures, autrefois influentes, sont aujourd’hui confrontées à de graves accusations judiciaires, notamment de corruption, d’association de malfaiteurs, de financement illégal de campagne électorale et de recel de détournements de fonds publics.
Les juges d’instruction et le Parquet national financier (PNF) soutiennent que ces délits ont été commis en lien avec un prétendu pacte avec la dictature de Mouammar Kadhafi avant la campagne présidentielle de 2007.
Lors de cette première journée d’audience, principalement consacrée aux vices de procédure, les avocats de la défense ont contesté la compétence du tribunal. Jean-Yves Dupeux, avocat de Brice Hortefeux, a demandé que l’affaire soit jugée par la Cour de justice de la République (CJR), arguant que les faits reprochés ont eu lieu lorsque son client était ministre.
De même, Jean-Michel Darrois, avocat de Nicolas Sarkozy, a réclamé l’incompétence du tribunal et invoqué l’immunité présidentielle pour son client, soulignant que c’est la première fois qu’un ancien chef de l’État est poursuivi pour corruption.
Les échanges ont été tendus, marqués par une escarmouche entre le PNF et la défense de Sarkozy. Le procureur Quentin Dandoy a réfuté les accusations d’acharnement judiciaire portées par la défense, rappelant que les questions soulevées avaient déjà été tranchées par la cour d’appel de Paris.
Malgré un ton ironique critiqué par la présidente du tribunal, Dandoy a insisté sur la véracité des faits présentés. Les débats se poursuivront le 8 janvier, avec de nouvelles discussions sur les questions de procédure.
D’après un article paru dans Médiapart Fabrice Arfi. Source original
Lybien. Un scandale. La corruption doit être sévèrement punie. C’est la gangrène de la République
Ces procès illustrent l’Etat dans lequel nous nous débattons. Une grande partie de la Justice fonctionne bien malgré les nombreuses entraves mis en oeuvre pour la réduire au silence ou en diminuer l’efficience. Dans ce grand Ministère comme dans d’autres deux types de magistrats ou de fonctionnaires cohabitent :
ceux et celles qui lorgnent les méthodes et les revenus du secteur privé, la France en tant que telle est une province de l’U.E et n’existe plus !
ceux et celles qui demeurent, encore très nombreux, des Serviteurs de l’Etat républicain et laïque. On s’efforce de les démotiver, de les marginaliser, de les normaliser et d’en réduire le nombre !
Quant à la corruption dont on parle parfois, je considère que cette abomination a commencé durant le septennat de Monsieur Giscard d’Estaing.
Ces hommes, ces femmes politiques mis(es) en examen,et/ou condamné(e)s par la justice ne devraient plus paraître dans les cérémonies officielles. Cet acte de civisme serait une obligation politique, morale par respect pour les institutions dont ils ou elles se réclament. Ce serait une nécessité républicaine et démocratique qu’lls ou elles doivent aux Citoyennes et Citoyens. Ces élu(e)s ou anciens(nnes) élu(e)s, ministres et dignitaires de hauts rangs n’exerçant plus de fonctions feraient preuve d’un sens des responsabilités indéniable.
RBLAPLUME