La semaine qui démarre s’annonce mouvementée et tout pourrait commencer dès cet après-midi, à l’heure du vote du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée. À 15 heures, le premier ministre s’avancera « probablement » — selon son expression — à la tribune pour enclencher le 49.3. Face à un PLFSS qui préfère sacrifier les droits des assurés sociaux qu’aller chercher des recettes sur les revenus du capital, des plus fortunés et des grands groupes, la gauche a déjà annoncé qu’elle déposerait dans la foulée une motion de censure.
Pour y échapper, Michel Barnier s’acharne à jouer deux cartes. D’un côté, il agite la menace du chaos si son gouvernement tombait mercredi lors du vote de cette motion. Certains macronistes – à l’instar d’Élisabeth Borne – allant même jusqu’à répandre de fausses nouvelles sur un « shutdown » pourtant impossible en France. De l’autre, plutôt que de se tourner vers la gauche, il tend la main au Rassemblement national lui offrant de s’attaquer à l’Aide médicale d’État et à l’immigration. L’extrême droite se frotte les mains et entend pousser l’avantage promettant la censure « sauf miracle de dernière minute », comme l’a confirmé Jordan Bardella ce matin. Quant à la gauche, elle cherche encore un modus operandi pour la suite.
Une journée décisive pour Barnier certes, mais le reste de l’actualité qui ne laissera pas indifférent :
- Si la censure « passe », cela « ouvrira le risque » d’une dévaluation de la notation bancaire de la France et son corollaire, qui est une augmentation significative du montant de la dette française, ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur l’économie du pays, affectant ainsi les investissements étrangers et la confiance des marchés financiers.
- le départ « avec effet immédiat » de Carlos Tavares de la tête de Stellantis, officiellement pour virer un despote PDG et redéfinir une ligne à ce congloméra qui souffre certainement de sa trop grande offre et diversité commerciale, entraîne des répercussions significatives au sein de l’entreprise, suggérant que les changements nécessaires ne se limiteront pas seulement à la direction, mais pourront également inclure une réévaluation complète de la stratégie commerciale et des opérations à tous les niveaux.
- L’importante percée de l’extrême droite aux législatives en Roumanie, accentuant la prégnance de l’extrême-droite sur l’Europe et ses destinées, soulève des questions cruciales sur l’avenir politique et social de la région, en mettant en lumière les préoccupations croissantes concernant l’identité nationale et l’immigration, ainsi que l’impact de ces tendances sur les politiques européennes en matière de droits de l’homme et de démocratie.
- L’ouverture du procès pour « viol en réunion » d’anciens joueurs de rugby de Grenoble
- Le renouveau d’un conflit en Syrie s’ajoutant aux différents conflits déjà existants, exacerbant ainsi les tensions régionales et internationales, et entraînant des conséquences humanitaires catastrophiques pour la population locale.
- ETC.
L’horizon n’est pas d’une grande clarté, et il semble que les nuages sombres s’amoncellent au loin, obscurcissant notre vision des paysages qui s’étendent devant nous. Les contours flous des collines se mêlent à un ciel teinté de gris, créant une atmosphère de mystère et d’incertitude.
D’après un article de Julia Hamlaoui
Les politiciens ? tous des merdeux hihi haha
J’ai encore entendu cet après-midi sir FranceInfo un député LR confondre réduction de la dette (il a parlé d’épurer la dette encore plus ambitieux que l’a réduction) et réduction du déficit, oubliant que le programme de Barnier n’a pas prévu de réduire la dette, qui progressera de 150 milliards en 2025, mais de réduire le déficit de 170 à 150 milliards.ce n’est pas la même chose.