Barnier en vieux routier de la politique, a calmé tout l’hémicycle en faisant une déclaration de politique générale pour ne se fâcher avec personne.
Ce flou semble avoir rassuré les macronistes, qui étaient initialement préoccupés par la possibilité de voter une motion de censure proposée par le Parti socialiste (PS).
La réaction le plus scruté le fût par le groupe politique du Rassemblement National (RN).
Après une écoute vigilante, le RN a présenté ses exigences, en ces formes :
– Mise en place d’un scrutin proportionnel.
– Un « sursaut migratoire, sécuritaire et pénal ».
– Retour des peines planchers et de la double peine.
– Nouvelle loi restrictive sur l’immigration dès le premier trimestre 2025, reprenant des dispositions censurées par le Conseil constitutionnel en janvier dernier.
Marine Le Pen a accentué la pression sur le gouvernement en demandant que toute hausse d’impôts sur les plus fortunés soit compensée par un pouvoir d’achat supplémentaire pour les plus modestes. Cela met en lumière les tensions autour du futur budget.
Il y a une certaine dissonance cognitive parmi les observateurs et les acteurs politiques, notamment en raison des actions contradictoires du gouvernement, comme le désaveu du ministre de l’Économie et l’occupation de l’espace médiatique par le ministre de l’Intérieur, qui a reçu des applaudissements de l’extrême droite.
Cette situation reflète les complexités et les tensions actuelles dans la politique française, avec des groupes politiques qui cherchent à influencer les décisions du gouvernement tout en naviguant dans un paysage politique fragmenté.
Après cette mainmise du RN sur le gouvernement Barnier, attendons de voir quelles seront les positions des différents groupes et les alliances possibles en fonction des textes présentés.
D’ores et déjà les tensions et risques de débordements peuvent trouver écho dans la population ne se satisfaisant pas des exigences du RN attendant autre chose, une réévaluation du pouvoir d’achat, de la pérennité des services publics (Éducation, Soins, Logements, Transports), entre autres.
Article réalisé d’après différents propos.
Quand les caisses sont vides les marges de manœuvre sont très faibles, elles se résument à des transferts de dépenses. Les arbitrages seront donc essentiels
Juste une petite réflexion Bernard, il me semble que les caisses ne sont pas vides… bien au contraire. Je dirais qu’elles sont mal utilisées d’une part et d’autre part depuis sept ans et surtout depuis « la COVID », Macron a dépensé à tort et à travers pour soutenir les industriels qui dans le même temps engranger des pactoles plus que jamais.
J’ai quelques souvenirs de réflexion quant aux résultats financiers des entreprises entre les années 50 60 ou lorsque la marge bénéficiaire restante était de l’ordre de 3 %, était considéré comme très saine.
Aujourd’hui la marge bénéficiaire doit se situer au minimum à deux chiffres, tendant plus vers la vingtaine que la dizaine de %.