La rentrée étudiante coûte plus cher cette année.
Selon la Fédération des Associations générales étudiantes (Fage), dont le baromètre annuel a été révélé par Franceinfo ce mercredi 4 septembre, le coût de la rentrée universitaire « atteint pour septembre 2024 la somme de 3 157,01 euros » pour un étudiant non boursier. Cela représente une hausse de 85,69 euros par rapport à l’an dernier.
Auprès de Franceinfo, la Fage déplore que cette rentrée mette les étudiants « en grande difficulté financière ». « Pour nombre d’étudiants, la rentrée universitaire se révèle être une étape presque insurmontable, conditionnée par les aides familiales ou le salariat contraint », insiste la Fage auprès de l’Agence France-Presse. C’est d’autant plus vrai pour ceux vivant dans les territoires ultramarins, où la rentrée universitaire coûte 4 394,75 euros.
Publié chaque année, l’indicateur de la Fédération évalue le coût de la rentrée pour un ou une étudiante type de 20 ans en licence à l’université, non-boursier, n’habitant pas chez ses parents. Le calcul comprend ainsi l’ensemble des frais fixes liés à l’inscription universitaire et à l’emménagement dans un logement, et le montant d’un mois de dépenses courantes.
Dégel des frais d’inscriptions universitaires
Selon la Fage, cette hausse de 2,7 % par rapport à l’année précédente est notamment portée par une augmentation des loyers (+2,5 %), des complémentaires santé (+2,08 %) et du prix du matériel pédagogique (+16,69 %).
Pour certaines filières, le coût du matériel demandé par les universités peut atteindre des montants importants : les étudiants en odontologie (soins dentaires), doivent ainsi dépenser en moyenne 980 euros, précise l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire, membre de la Fage.
Auprès de Franceinfo, la Fage dénonce des « frais illégaux », obligatoires pour suivre une formation, comme l’achat de livres ou de logiciels spécialisés. Le syndicat étudiant estime à A l’instar du syndicat étudiant Unef en août, la vice-présidente de la Fage en charge des affaires sociales, Sarah Biche, dénonce également le dégel des frais d’inscriptions universitaires, qui ont augmenté cette année de 3 %.
L’organisation relève dans le même temps une insuffisance des moyens alloués aux étudiants pour faire face à ces augmentations. « Malgré un contexte inflationniste sans précédent ces dernières années, la revalorisation des APL [aides au logement] n’a pas permis de faire baisser efficacement le taux d’effort des locataires », dénonce-t-elle.
La Fage, qui regroupe des associations étudiantes, milite notamment pour un élargissement des critères d’attribution des bourses, la généralisation des repas à 1 euro au sein des restaurants universitaires, ainsi que « la construction massive de logements étudiants par un investissement du gouvernement ».
Source Le Nouvel Obs (Accès libre en suivant le Lien)