Quels procès ferons-nous ; celui d’une société pervertie, d’un monstre unique (ou d’un type de monstre par trop répandu), des profiteurs d’une situation, de l’asservissement médicamenteuse ; oui que ferons-nous de tout cela jugement passé.
Est-ce que cette ignominie sera une leçon sociale, sociétale, juridique, retenue permettant d’éliminer ce genre de perversité.
Enfin si l’info est nécessaire faut-il un tel étalage médiatique et ses jugements péremptoires, avant le verdict officiel ?
MC
Le procès qui touche « tout le monde
Ils sont des centaines d’anonymes à se presser chaque jour au palais de justice d’Avignon, pour assister aux retransmissions du procès des « viols de Mazan », débuté depuis le 2 septembre 2024. Une véritable photographie de la société, qui en dit long sur la portée et les enjeux de cette affaire
La honte change de camp. » La formule lâchée à l’ouverture du procès des « viols de Mazan » par la victime, Gisèle Pelicot, est gravée. Citée presque à chaque fois par ceux qui suivent l’affaire de près ou de loin. Dans ce procès, Dominique Pelicot est jugé pour avoir drogué son ex-épouse avec des tranquillisants, pendant près de dix ans, pour la livrer à des dizaines d’hommes recrutés sur Internet. Sur le banc des accusés, ils sont 51.
En écartant le huis clos, Gisèle Pelicot est devenue le visage des victimes de viol. « Sa dignité et son courage » font l’unanimité. L’affaire « touche tout le monde » s’accordent à dire les centaines d’anonymes qui se pressent chaque jour au tribunal d’Avignon pour assister au procès, retransmis dans une salle dédiée. Le profil des accusés « choque ». Ç’en est fini du mythe du monstre. « Le violeur, c’est M.-Tout-le-monde », interpelle Anne, 20 ans, étudiante en lettres à Aix-en-Provence.
« Ce procès peut faire bouger les choses »
Retraités, curieux, hommes, femmes (beaucoup)… le panel de spectateurs est révélateur de la portée de ce procès et de ses enjeux.
Chaque jour depuis le 2 septembre, la masse se forme dès 7 h 30 devant la porte vitrée du tribunal, qui n’ouvre qu’une heure plus tard. Les places – entre 50 et 60 – sont chères. Beaucoup sont prêts à patienter des heures. C’est dire l’intérêt, et il ne faiblit pas. On reconnaît des habitués. Marianne et Évelyne, d’Avignon, viennent une fois par semaine : « On ne s’attendait pas à ce que ce soit si lourd… » Bruno et Catherine, Parisiens de passage, étaient curieux : « Vu l’horreur des actes, on souhaitait voir comment la défense allait argumenter. »
Ils en sont convaincus, « comme le mouvement #MeToo, ce procès peut faire bouger les choses ». Très vite, la « force de la victime et sa famille » est louée. Cela se traduit par le tonnerre d’applaudissements et la haie d’honneur à leur intention chaque soir.
L’affaire touche l’intime, alors les langues se délient dans la file d’attente. Leila, Vauclusienne, nous confie être « victime de violences conjugales ». « En tant que femme, mère et victime », elle se « devait d’être présente ».
« Découvrir après 50 ans que son mari est à ce point monstrueux, c’est tragique… », lâche-t-elle dans un soupir qui n’a pas besoin de sous-titre.
La majorité est catégorique : «. Ces hommes n’ont aucune excuse. Ils méritent la peine maximale ! »
Mais Romain, 32 ans, chuchote que, selon lui, « tout n’a pas encore été révélé… », laissant « le bénéfice du doute » à certains accusés. « Cette affaire, c’est le monde réel de merde dans lequel on vit. En tant qu’homme, je suis choqué, ça me dépasse », rétorque M., d’Avignon. « C’est comme si on faisait ça à ma mère », ajoute-t-il.
Passé la porte, le silence étouffe brutalement le bourdonnement des conversations de la salle des pas perdus. Face aux écrans, les mines sont graves. Les sourcils froncent. Les têtes remuent. Les soupirs sont éloquents. Quand la réalité dépasse l’entendement…
Clémence Bruno. Le Dauphiné Libéré. 29/09/2024
Un article fait par une femme qui se refuse à regarder l’étrange personnalité de Gisèle Pelicot pour ne retenir que la culpabilité masculine étendue à tous les hommes. Pourtant Clémence Bruno n’explique pas comment cette femme ne s’est pas rendue compte en se réveillant, avec probablement un fort mal de tête vu la dose de temesta avalée, que don vagin était plein de sperme. Elle n’explique pas les photos pornographiques où elle regarde les yeux grand ouverts la caméra et semble prendre la pose et montre ce qu’en général on cache. Les viols sont un scandale et doivent être punis, mais il est visible que dans le couple c’est Gisèle qui porte la culotte, c’est elle l’héroïne et la vedette de ce procès où elle se montre sans pudeur. En ce qui me concerne je trouve la personnalité de la victime dérangeante car elle ressemble plus à l’ordonatrice que la victime. Étrange affaire où les juges auront le choix entre 2 attitudes: suivre la pensée médiatique en fermant les yeux sur les aspects bizarres de cette affaire ou se demander quels en sont les ressorts réels . Mais rajoutons la personnalité visiblement perverse du mari, surtout s’il s’avère qu’il est coupables d’autres crimes. Contrairement à Clémence Bruno je m’abstiendrai de tirer un cas général d’une affaire aussi étrange avec des protagonistes visiblement aussi dérangés l’un que l’autre.
N’oublions pas tous ces salopards qui ont refusé mais sans alerter ! Tout aussi coupables.