Des faits, pas si divers que ça

Henri Leclerc, avocat entré de son vivant au panthéon des grands hommes du barreau, vient de s’éteindre. Ancien président de la Ligue des droits de l’homme, il fut une figure tutélaire d’une conception humaine de la justice.

  • Comment juger ?
  • Comment condamner ?
  • Comment punir ?

Ces questions, aussi vieilles que la justice, sont toujours aussi incandescentes. Alors que les médias évoquent régulièrement la hausse de la violence et des incivilités, l’opinion publique semble réclamer davantage d’ordre, de sanctions et de répression, malgré des prisons déjà pleines à craquer.

  • À Mougins, un gendarme est tué par une voiture qui fonce délibérément sur lui.
  • À Vallauris, une fillette de 7 ans meurt après avoir été percutée par un motard qui faisait une roue arrière.

Les faits divers révoltants se succèdent, et on se tourne vers la justice pour qu’elle condamne les responsables comme ils le méritent.

  • Mais que faut-il attendre d’elle ?
  • Doit-elle punir pour dissuader les autres citoyens de faire la même chose ?
  • Doit-elle sanctionner le coupable pour le faire réfléchir et le faire revenir dans le droit chemin ?
  • Faut-il pour cela lui faire subir des régimes d’incarcération très contraignants ?
  • Doit-elle enfermer le plus longtemps possible les individus dangereux pour tes neutraliser et les empêcher définitivement de menacer d’autres personnes ?

L’ancienne députée Raquel Garrido déclarait la semaine dernière sur BFMTV que la répression était toujours un échec. Comme un postulat immuable, sans préciser de quel type de répression et à l’encontre de quel type de criminel.

Certains voudraient désarmer la police, alors, pourquoi ne pas supprimer les prisons ? Cela d’autant plus qu’elles débordent et que, pour cette raison, les juges renoncent aux peines d’emprisonnement.

On aboutit à des résultats aberrants où des condamnés se baladent dans les rues, sous contrôle judiciaire ou avec des bracelets électroniques, alors qu’ils ont commis des délits graves.

Comment les victimes n’auraient-elles pas le sentiment d’être oubliées, voire insultées par une telle justice ? – Pour lire la suite, abonnez-vous à Charlie Hebdo –


Courts extraits Édito de Riss. Charlie Hebdo. 04/09/2024


2 réflexions sur “Des faits, pas si divers que ça

  1. bernarddominik 07/09/2024 / 16h33

    Raquel Garrido oublie de dire que la non répression est toujours un échec, un voleur impuni ne peut qu’être conforté dans son activité. Alors que la répression est parfois un échec. Notre Raquel de LFI n’est pas dans la nuance, elle a peut-être intérêt à défendre les voyous.

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