Manu, vers le splash final ?

Ce qui vaut ici pour l’automobile est aussi vrai en politique. Pourtant, […] Emmanuel Macron a le pied – droit évidemment – sur les deux pédales.

Le vendredi 23 août, il recevra l’ensemble des chefs de parti et des présidents des groupes parlementaires pour une « série d’échanges ». « La nomination d’un premier ministre interviendra dans le prolongement de ces consultations et de leurs conclusions », précise l’Élysée, qui espère faire naître une « majorité la plus large et la plus stable au service du pays ».

Depuis le second tour des législatives anticipées, Emmanuel Macron en est donc toujours à la case départ. Au moins d’un point de vue institutionnel.

La tradition républicaine aurait dû conduire, au lendemain du scrutin [législatif], le président de la République à proposer au Nouveau Front populaire (NFP), coalition en tête mais sans majorité absolue, de former un gouvernement.

La gauche aurait alors eu à charge de trouver des compromis et des coalitions, pérennes ou au texte par texte, pour faire voter ses lois.

En « maître des horloges » autoproclamé, Emmanuel Macron n’a ainsi pas voulu admettre sa double défaite, aux européennes puis aux législatives. D’où ce choix de manœuvrer dans les flous de la Constitution pour tenter de garder la main. […]

Ansi le 23 août, le NFP viendra, dans une seule délégation, à ce rendez-vous où le bloc a imposé – malgré un quiproquo polémique la semaine passée sur la faisabilité d’une hausse du Smic à 1 600 euros – la présence de Lucie Castets, candidate commune pour Matignon. […]

Le programme du NFP ne sied guère à Jupiter. [Il l’a exprimé dans] la Tribune dimanche, « décidé à ce que les fondamentaux économiques de son bail élyséen ne soient pas remis en question ».

Si les rumeurs Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, et Michel Barnier, ex-commissaire européen, circulent, deux profils vintage tiennent la corde d’après les indiscrétions de la presse libérale : Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand. […]

Le premier n’aurait, selon l’Opinion, pas rejeté l’idée de revenir à Matignon. Ils présentent tous deux l’avantage de donner un parfum de cohabitation tout en étant parfaitement Macron-compatibles. Suffisant pour offrir au chef de l’État une majorité solide ?

Face à un probable nouveau coup de force du chef de l’État, la gauche […] a publié dans la Tribune dimanche, un texte le menaçant d’une procédure de destitution, rappelant […] qu’Emmanuel Macron n’est pas au-dessus de la Constitution. […]

Le NFP a jusqu’à vendredi pour accorder ses violons. Et ainsi faire en sorte que le pilote Macron, une fois le pied sur l’accélérateur, n’emmène pas le pays dans le mur.


Emilio Meslet. Source (extraits)


Une réflexion sur “Manu, vers le splash final ?

  1. orouillac 19/08/2024 / 18h21

    Mais si. Mr Meslet, on peut faire les 2… en même temps…!!
    Il est malin le Manu…
    Il pratique le « talon pointe  » : c’est une technique que connaissent bien les pilotes de course (et aussi ceux qui ont une voiture qui ne tient pas le ralenti) : Avec la pointe du pied droit, on appuie sur le frein, et avec le talon on appuie sur l’accélérateur. Si on veut, on peut aussi en plus, débrayer avec le pied gauche pour changer de vitesse. C’est pas beau ça ?
    Le moteur à fond, mais la bagnole s’arrête.
    Bref, il est malin le Manu…,
    À fond dans le paraître, mais la France a l’arrêt.
    Il va encore s’en sortir, et nous, pas… cqfd…

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