Avant même l’intervention télévisée de Macron, le message était déjà claironné : il faut une « trêve politique », car l’heure est aux Jeux olympiques. Comme on a pu le voir la semaine dernière dans l’hémicycle pour la course au perchoir et celle aux postes clés de l’Assemblée, avec des échanges très musclés etbeaucoup de tactique, le sport et la politique sont des pratiques qui peuvent se ressembler.
Même si les jeux des partis s’apparentent plus souvent aux jeux du cirque qu’à ceux du stade, les deux n’en restent pas moins d’une chaude actualité.
Macron entend jouer en même temps de la « fête sportive » et de cette « trêve politique ». Et, pour la photo, il a ressorti à la fois ses crampons et son chrono.
- Les premiers pour tenter de se réaccrocher au terrain que ses revers électoraux et de popularité cumulés lui avaient fait déserter.
- Le second parce que la trêve en question, non seulement politique et olympique mais aussi vacancière, lui fournit le prétexte de prendre son temps pour trouver un Premier ministre en jouant encore la montre, dans l’espoir de reprendre la maîtrise des horloges, qu’il a perdue avec sa dissolution ratée.
Ce n’est certes pas gagné d’avance. Mais, sauf « accélération formidable » du NFP en cette « semaine décisive », il ne court guère de risques d’être trop dérangé par ses adversaires dans son numéro de procrastination olympico-politique.
Avec son vétéran Mélenchon aux semelles de plomb, le NFP, en attisant l’énervement de ses supporteurs, semble encore à plus d’un marathon de réussir à se mettre d’accord pour trouver sa championne ou son champion pour Matignon. Il faut dire que le leader de LFI a en tête d’autres préoccupations. Et surtout une autre compétition.
Il voit plus loin que les dates de la trêve olympique. Il ne pense qu’au second tour de la présidentielle de 2027, celui où, comme il vient de l’affirmer au quotidien de centre gauche « La Rerubblica », ce sera, dit-il, « moi contre la fasciste Marine Le Pen ». Lui aussi a des problèmes d’horloge et n’est pas trop pressé que le NFP parvienne à un accord sur un candidat Premier ministre.
Macron s’en plaint moins que des députés Renaissance partis trop tôt se coucher, permettant ainsi au NFP de se retrouver majoritaire au bureau de l’Assemblée. Et il ne déplore pas que les élus de tout bord ne protestent que pour la forme contre cette trêve.
Après les campagnes électorales et les heures très énervées à l’Assemblée, souffler un peu en regardant des sportifs s’essouffler convient à plus d’un député.
En jouant la carte olympique et celle des vacances, le sportif de l’Elysée veut au moins jusqu’au 15 août se donner le temps, entre le « pacte de coalition » de son camp et le pacte législatif que propose Wauquiez, d’aller faire les courses à droite et même à gauche en misant sur l’implosion du NFP, et de reconstruire la majorité relative qu’il a perdue. Et compte de même sur des JO réussis pour requinquer, dans l’opinion, sa cote de popularité, devenue une cote de détestation.
Compte tenu des aléas de la politique comme de la glorieuse incertitude du sport, il risque de lui falloir plus d’une médaille olympique et d’une émission de télévision pour espérer voir ce qu’il attend de ses « trêves » se transformer en réalité.
Éditorial d’Erik Emptaz. Le Canard enchaîné. 24/07/2024
En attendant, les résultats électoraux donc les votes des français, ils s’en fichent totalement et çà de gauche à droite, ça démontre bien a quel point nous ne comptons absolument pas, seules leurs carrières politiques comptent pour eux, il faut balayer tous ces pourriticiens pour enfin assainir la politique française, et scrupuleusement veiller a des droits citoyens dans une république DU PEUPLE POUR LE PEUPLE ET PAR LE PEUPLE !!! UN VIRAGE POLITIQUE DE GESTION DE LA FRANCE A 180 DEGRÉS
Bonjour et merci pour ce commentaire.
Il faut relire les pages histoire notamment ce qui s’est passé après la révolution française avec le jeu de pouvoir d’un Danton Robespierre et bien d’autres et commencer par dire que la révolution française est d’abord et avant tout la révolution d’une certaine élite qui voulait garder un certain nombre de privilèges et qui ont poussé une certaine population à fomenter des émeutes. il y a bien des similitudes entre cette époque et notre époque actuelle.
Amitiés. Michel
Ah là encore nos idées se rejoignent totalement, la révolution française n’était qu’une révolution »de couleurs » comme on dit, le peuple s’est fait couilloner en beauté par la bourgeoisie qui voulait prendre le pouvoir, en exterlinant les seigneurs roi et sa famille, les fiches bourgeois ont réussi leur sale coup et le petit peuple de l’époque, qui souffraient, n’a été que le pion de ces mecreants qui aujourd’hui mènent le monde. Et comme peu de gens savent la vérité sur cette révolution, l’histoire se répète inlassablement…
Macron a ses jeux, de quoi faire des discours creux et se mettre en lumière. Le reste? Ça passe au compte « pertes et profits ». Hollande lui a fait un sacré cadeau.