Seul le titre appartient à l’administrateur, le reste du texte est dans « la lettre » du 26/07/2024 de Patrick le Hyaric (Extraits et l’intégrale en lecture libre). Source
Quand le pronostic vital d’un système politique en son entier est à ce point engagé, on diagnostique une crise de régime. L’expression a pu être galvaudée, mais tout indique que nous y sommes désormais bel et bien.
Quand un gouvernement se déclare démissionnaire pour que les ministres aillent choisir le président de l’Assemblée nationale, le principe de séparation des pouvoirs est bafoué. Quand le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture, toujours en fonction, deviennent respectivement président du groupe du parti présidentiel et du groupe Modem, la démocratie républicaine se verrouille.
Quand le parti macroniste discute d’un « pacte législatif » avec le parti de droite pour construire une petite majorité relative à l’Assemblée nationale, alors qu’avant la dissolution, ils constituaient à eux deux une majorité absolue, la République devient confuse.
Quand tout semble bloqué à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, le président de la République verrouille, bloque d’un double tour la porte d’une solution politique. Il décrète une trêve politique durant les Jeux Olympiques ; pour mieux se précipiter lui-même radoter ses marottes à la télévision et convoquera chaque jour caméras et micros durant ces jeux.
J’ai remarqué qu’il remerciait tout le monde : organisateurs, athlètes, créateurs de la cérémonie d’ouverture. Bien ! Il oublie juste une catégorie de personnes.
Les ouvrières ouvriers qui ont construit les bâtiments, les équipements sportifs, les métros, jusqu’au studio éphémère du lieu d’où il parle. C’est symptomatique. Cela dit tout de lui. Cela dit tout du mépris de classe.
Puis d’un revers de main tel un roi, il refuse même de rencontrer la Première ministre que vient de lui proposer le Nouveau Front populaire.
La maladie des institutions de la Vᵉ république est visible de toutes et de tous. Et, le monarque lui retire encore de l’oxygène. Il va même jusqu’à critiquer l’accord des partis républicains visant à refuser tout poste de responsabilité à l’extrême droite. En une phrase, il a dû encore lui faire gagner un million de voix.
De deux choses l’une : Soit il est pour le front républicain soit il est pour un gouvernement incluant le RN/FN. Il devrait nous expliquer sa cohérence.
En vérité, il confond la fonction de président de
la République et de joueur de bonneteau.