… une avalanche d’intox pour décrédibiliser le Nouveau Front populaire ?
Les porte-flingue du patronat et de tous ceux qui ont profité des années Macron multiplient les outrances et tirent à boulets rouges sur le programme de la gauche afin de l’empêcher de parvenir à Matignon.
Il ne manque guère que les invasions de sauterelles. Des éditorialistes libéraux et économistes orthodoxes au patron des patrons jusqu’à Bercy et au plus haut sommet de l’État, tous récitent la même messe depuis dimanche soir dernier et promettent l’apocalypse en cas de nomination d’un premier ministre de gauche.
Dans l’Opinion, Nicolas Beytout exhorte les Français à « se réveiller », pour ne pas succomber à la « radicalité » du programme du Nouveau Front populaire (NFP). Le Figaro met en garde contre un « suicide économique », citant Bruno Le Maire en roue libre : « C’est un délire total, c’est 1981 puissance 10, c’est l’assurance du déclassement, du chômage de masse et de la sortie de l’UE. » Rien que ça !
Leurs outrances sont proportionnelles aux changements que la gauche a portés dans les urnes. Le NFP à Matignon, c’est la mise au rebut du ruissellement, du tout pour les premiers de cordée, des niches fiscales et exonérations en faveur de ceux qui ont déjà trop. Vus sous ce prisme, les anathèmes lancés cette semaine prennent un tour nouveau.
« La hausse du Smic est une mesure qui augmenterait la pauvreté. » Gilbert Cette, économiste, le Point, 9 juillet 2024…
[Ouai… un économiste qui ne doit pas souvent se soucier des fins de mois… MC]
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Le bloc bourgeois insolent et surpuissant. Insupportable.
Une absurdité. Mais en ce qui me concerne je pense que pour éviter le côté inflationniste de cette mesure il faut baisser les charges patronales sur les bas salaires et augmenter celles sur les hauts salaires et plus particulièrement les très hauts salaires. Ainsi globalement les comptes sociaux ne seront pas déséquilibrés.
Je précise ma pensée : ce qui me paraît honteux, c’est le trop grand écart de salaire entre les smicards et les cadres supérieurs. Monter le niveau de vie des plus pauvres est non seulement une obligation morale, mais aussi un bienfait économique en permettant à tous d’avoir un niveau de vie convenable cela augmentera les ventes et les recettes de TVA. Le meilleur moyen de baisser cet écart, c’est d’augmenter les bas salaires sans qu’il en coûte aux entreprises en baissant les charges patronales. En augmentant les charges patronales sur les hauts et très hauts salaires, sans augmenter les points de retraites de ces salariés (en jouant sur le coût du point), on compensera les moindres cotisations des petits salaires et on découragera à terme les très hauts salaires, il faut prévoir un mécanisme d’équilibre qui s’ajuste en fonction des besoins financiers du système de santé et de retraite.
Oui, mais cela ne revient pas sur le dangereux projet de réforme des retraites, ni sur le rétablissement de l’impôt sur les grandes fortunes supprimé par le Président SARKOZY, ni sur le coût des énergies (électricité, gaz et carburants) , tout ce qui grève les budgets familiaux, sans parler de la Sécu, de la misère hospitalière..et celle de l’école. tout çà c’est le quotidien des salariés, des demandeurs d’emplois, des étudiants et des retraités..