Le prince Albert de Monaco devrait officialiser dans les jours qui viennent la nomination de l’ancien ministre français de l’Agriculture Didier Guillaume comme ministre d’État — l’équivalent local du poste de Premier ministre — de la principauté. Une information que « Le Canard » (17/4) avait déjà déflorée. C’est une défaite pour Emmanuel Macron, qui perd ainsi le bras de fer qu’il avait engagé avec Albert II ; entre les deux chefs d’État, les relations personnelles se sont beaucoup dégradées.
Le Président penchait en effet pour un profil plus classique, celui d’un préfet, en l’occurrence son directeur de cabinet à l’Élysée pendant sept ans : Patrick Strzoda. D’autres hauts fonctionnaires, notamment un préfet de région, qui avaient aussi fait candidature pouvaient servir de plan B.
A l’annonce par « Le Canard », il y a un mois, d’une possible nomination de Didier Guillaume, certains ont cru à une confusion. « Vous êtes sûrs que ce n’est pas Marc Guillaume ? » L’ex-secrétaire général du gouvernement, aujourd’hui préfet de la région Ile-de-France, quintessence de la haute fonction publique française, semblait, sur le papier, mieux taillé pour le poste, mais il n’a jamais été candidat.
Plusieurs de ses anciens collègues au gouvernement gardent en outre un souvenir mitigé de son homonyme. Certains, ainsi que plusieurs hiérarques de la majorité, ont mis Macron en garde sur le thème « il n’est pas au niveau et ne lésine pas sur son train de vie », légèreté qui pourrait faire mauvais genre, même dans une principauté habituée au luxe…
Mais Albert de Monaco en pinçait pour ce Guillaume-là. Il a tenu bon et lâché dans la dernière ligne droite un argument décisif : si Didier Guillaume n’était pas choisi, il nommerait pour la première fois à ce poste une personnalité monégasque, comme le lui permet le traité d’amitié et de coopération que la République française et la principauté ont signé en 2002.
Cette menace a suffi pour que l’Élysée s’incline : pas question pour Macron de créer un fâcheux précédent ! La France vient déjà d’être expulsée du Mali, du Burkina, du Niger… Il ne manquerait plus qu’elle le soit aussi de Monaco !
Article non signé lu dans Le Canard enchaîné du 22/05/2024
Pauvre Macron, il se fait virer de partout.
Et ben décidément, qu’il est long et interminable ce 2e quinquennat de microbe, on pourrait pas pour une fois accélérer le temps, juste une fois, je ne peux plus 🥴😵💫
Merci Caro pour ce commentaire… et dire qu’ils rêvent de changer la constitution pour rester un quinquennat de plus… voir quelques quinquennats de plus !
Amitiés. Michel
Oui et cela me fait craindre le pire, en cas de guerre plus d’élection 🤔, et il l’a veut sa guéguerre FOUTRIQUET !